Peru – Huayhuash Trek par Agence

Si l’on part en autonome, cela coute moins de la moitié. Si l’on part sans muletier encore moins. Mais là il faut être jeune, être entraîné, et en avoir. il n’y a que la montée par Llamac et le col de Cuyoc qui sont durs. Sinon on reste toujours dans les 4000m. Cela signifie qu’il faut s’être apprivoisé à l’altitude. Mais quand même.

J’ai pris langue à Chiquian avec deux allemands jeunots de 19 ans qui partaient en solo par Llamac. Ils avaient des sacs de 15kg ou plus. J’ai fait au même moment le trek dans l’autre sens par Pocpa. Je ne les ai pas revu. Je ne sais par oû ils sont passés. J’ai rencontré un couple d’australien, la trentaine. Le mec, une bête de presque 2m, 100 kg, sa gonze, plus frêle mais une costaude. Lui il portait le plus, mais il soufflait comme un bœuf. A leur arrivée à Llamac ils étaient à chaisse, plus que pompés. La gonze avait perdu tant de poids que la Birkin jeune aurait fait une Grâce de Rubens à coté. Et puis j’ai vu aussi une paire de Suisses. Des pros, des haricots de 1,80m qui grimpaient un col de 4800m comme moi je cours sur la plage. Des extra terrestres.

En tout cas, moi J’ai pris un muletier avec deux ânes. Je ne le regrette pas. Sans forcer max, en comptant la grimpette et la redescente du col de San Antonio, 5 jours. Exactement deux demies journées et quatre jours entiers. Donc si les agences donnent ou plutôt font payer pour 10 jours, c’est pour gratter un max. Y a de quoi se faire bien chier aux campements quand on ne fait que des journées de 5 ou 6 heures de marche.

Voila les premières explications. Voila ce que baratine une agence qui n’est pas la pire, loin de là. A lire à la lumière de ce que je viens de dire. Mon baratin à moi va venir dans un tout prochain article. Faudra pas le louper, car le Huayhash est un des plus beaux trek de courte durée qui existe.


Cet itinéraire dans la cordillère Huayhuash a deux particularités. C’est un tour complet du massif et non pas un itinéraire tronqué comme les propositions démarrant depuis Matacancha. Cela permet d’explorer le camp de base du Yerupaja, une des merveilles de la Huayhuash et de passer deux nuits (en début et en fin de séjour) dans l’un des plus beaux camps qui soient : la lagune de Jahuacocha. Ensuite, notre itinéraire quitte les fonds de vallées poursuivre les hauts cols et être au plus près des hauts sommets (col Siula le jour 11, col Portachuelo le jour 13, col San Antonio le jour 15 et col Caramarca le jour 16).

PROGRAMME TIRAWA

J1 : Ttransfert > Chiquian (3400 m).
Hôtel à Chiquian.
– Hébergement : Hôtel
– Repas : BLD
– Heures de marche : 4h/5h
– Dénivelé : +300 m
– Dénivelé : -600 m

J2 : Transfert > Llamac (3300 m), trek > Jahuacocha (4050 m).
Transfert jusqu’au village de Llamac, lieu de rendez-vous avec les muletiers. Belle marche avec le passage du col Pampa Llamac (4270 m). Descente spectaculaire vers la Laguna Jahuacocha. Splendides vues sur la cordillère et sur les parois orientales du majestueux Yerupaja (6634 m). Camp au bord de la lagune.
– Transfert : 1h
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h/6h
– Dénivelé : +1000 m
– Dénivelé : -250 m

J3 : Trek > a/r CB du Yerupaja (4600m).
Journée de repos sur les rives de la laguna Jahuacocha, site exceptionnel, pour parfaire l’acclimatation ou trek pour ceux qui souhaitent marcher. Une randonnée en direction du camp de base du Yerupaja est proposée.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 3h/5h
– Dénivelé : +600 m
– Dénivelé : -600 m
– Remarques : Selon la forme du groupe, le dénivelé peut être de 800 m

J4 : Trek > col Sambuya (4750m) > Matacancha (4180m).
Belle montée jusqu’à la laguna Solterococha, petite pause idéale avant de franchir le col Sambuya. Descente à flanc de coteau vers la laguna Jancacuta puis marche le long d’une rivière jusqu’à Matacancha.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h/6h
– Dénivelé : +700 m
– Dénivelé : -600 m

J5 : Trek > laguna Mitucocha (4270 m).
Traversée du col Cacanan (4690 m) par un sentier raide et sinueux. Arrivée sur le versant est de la Cordillère. Camp sur les rives de la laguna Mitucocha. Vue splendide sur le pic Jirishanka.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h
– Dénivelé : +520 m
– Dénivelé : -500 m

J6 : Trek > laguna Carhuacocha (4140 m).
Marche le long de la rivière puis ascension vers le Carhuac (4630 m). Vue grandiose sur le plus haut sommet de la cordillère : le Yerupaja. Arrivée magique sur les bords de la laguna Carhuacocha.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 4h/5h
– Dénivelé : +500 m
– Dénivelé : -500 m

J7 : Trek > alpages de Huayhuash (4350 m)
Marche dans la vallée de Siula. Très belle vue sur le Jirishanca, le Yerupaja, le Siula Grande et le Carnicero. Passage devant trois lagunes glaciaires, aux couleurs différentes et traversée du col Siula à 4830 m. Belle descente vers la lagune Azulcocha et Juraucocha avant de rejoindre le hameau de Huayhuash.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h/6h
– Dénivelé : +700 m
– Dénivelé : -530 m

J8 : Trek > laguna Viconga (4450 m).
Belle montée le long de cette large vallée Huayuash. Après avoir franchi le col de Portachuelo (4780 m), le sentier passe sur le versant oriental de la cordillère. Le col marque le point de partage des eaux, entre le Pacifique et l’Atlantique. Descente aisée sur les rives de la laguna Viconga. Beaux troupeaux d’alpagas.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h
– Dénivelé : +430 m
– Dénivelé : -330 m

J9 : Trek a/r > col Portachuelo (4850 m)
Montée au col Portachuelo (4850 m), à l’est de la cordillère. Vue panoramique sur la méconnue cordillère Raura et l’ensemble de la Huayhuash. Retour au camp et relaxation dans les sources d’eaux chaudes de Viconga.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 4h
– Dénivelé : +380 m
– Dénivelé : -380 m

J10 : Trek > col Cuyoc (4950 m) > Huanacpatay (4400m).
Passage du col Cuyoc (4950 m) situé face au glacier du même nom. Vue panoramique spectaculaire sur toute la cordillère. La descente, magnifique, suit la profonde gorge de Huanacpatay qui dévoile peu à peu le massif du Pariaurco (5590 m).
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 4h
– Dénivelé : +685 m
– Dénivelé : -700 m

J11 : Trek > Col San Antonio (5020 m) > laguna Jurau (4340 m).
Remontée d’une gorge vers le Cerro San Antonio. Passage du plus haut col du voyage à 5020 m. Vues splendides sur les sommets Rasac, Siula et Yerupaja. Descente vers la lagune Jurau, dans la haute vallée de Huayllapa. Camp à 4280 m.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h/6h
– Dénivelé : +620 m
– Dénivelé : -740 m

J12 : Trek > col Caramarca (5000 m) > vallée de Caramarca (4250 m)
Poursuite de notre traversée sauvage, au plus près des hauts sommets de la cordillère. Le sentier remonte la vallée de Sarapocha et passe devant les lagunes Santa Rosa et Sarapocha avant d’atteindre le col de Caramarca à 5000 m. Vue sur le cirque de montagne qui court du Rasac au Sarapo en passant par la face sud-ouest du Siula. Descente vers la lagune Caramarca et camp au pied du Rosario (5557 m).
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h/6h
– Dénivelé : +720 m
– Dénivelé : -750 m

J13 : Trek > Camp (4600 m).
Descente jusqu’à rejoindre la large vallée de Huayllapa. Traversée à flanc de côteau en direction du col Tapush. Camp à mi-pente à 4600 m.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 6h/7h
– Dénivelé : +700 m
– Dénivelé : -350 m

J14 : Trek > col Tapush (4770 m) > col Yaucha (4850 m) > laguna Jahuacocha (4050 m).
Courte montée vers le col Tapush. Marche vers le pied de la mystérieuse montagne Diablo Mudo (5223 m). Les locaux redoutent les esprits de cette montagne balayée par les vents. Descente sur les rives de la laguna Susucocha avant une seconde montée vers le col Yaucha (4850 m). Vue exceptionnelle sur la partie nord de la cordillère Huayhuash avec, en toile de fond les sommets enneigés de la cordillère Blanche. Arrivée connue sur le superbe site de la laguna Jahuacocha.
– Hébergement : Camp
– Repas : BLD
– Heures de marche : 5h/6h
– Dénivelé : +520 m
– Dénivelé : -970 m

J15 : Trek > Pocpa (3470 m), transfert > Carhuaz.
De la lagune Jahuacocha, montée en direction du col de Mancanpunta (4580 m). Superbe panorama sur la Cordillère Huayhuash et la partie sud de la Cordillère Blanche. Dernière descente en direction du village de Pocpa (3475 m).
Fin du trek et retour à Carhuaz .
– Transfert : 4h
– Hébergement : Hôtel
– Repas : BLD
– Heures de marche : 4h/5h
– Dénivelé : +530 m
– Dénivelé : -1110 m

ATTENTION NE JAMAIS PARTIR AVEC ROBERT DOMPNIER de chez eux

3 réflexions sur “Peru – Huayhuash Trek par Agence

  1. Quelques Commentaires sur l’itinéraire de cette agence
    C’est TIRAWA.
    Premièrement je doute fort du passage du San Antonio avec campement de l’autre coté, à moins d’avoir toute une équipe de sherpas ou une deuxième équipe de muletier pour doubler par Huayllapa, mais bon je dis ça comme ça…
    Ensuite le passage par le nord des lagunes de Juanacocha me paraît un peu extravagant, pour aller où ? Regarde bien sur une de mes cartes. Mais bon comme je ne suis pas parti avec eux, va savoir.

    Tout ça parce que si tu veux partir avec eux, pose les bonnes questions.

    Mais attention — BEWARE — si tu pars avec Juny, c’est OK, pour tous les voyages de Tirawa éviter absolument Robert Dompnier, c’est une larve imbue.

    Deux frangins qui ont leur petit business, il y a encore peu ils tournaient bien et étaient sérieux et pas gourmand.
    Je n’ai pas de nouvelles récentes, mais il n’y a pas de raison que cela ait changé.
    Un touriste français à son retour les a aidé à monter leur petit site. Fais y un tour et contacte les si tu veux. C’est bien de faire travailler ces mecs

    http://losamigosdehuayhuash.free.fr/index.php?page=trekking

  2. Cordillera de Huayhuash

    Nevado Jurau B, 5727m. Cara oeste y arista norte.

    Primera ascensión por Pinto, Araiza y Burger

    A la izquierda, la cima del Jurau B

    El guía UIAGM de Perú Beto Pinto Toledo nos envía para su publicación su última actividad: una primera ascensión en Huayhuash, y una muy probable cima virgen, en compañía del mexicano Daniel Araiza y el austriaco Florian Burger.

    Beto Pinto: http://www.andeanclimbing.com; Antonio Gómez Bohórquez, « Sevi »: http://andesinfoplus.blogspot.com.es

    “El día 7 de Julio de 2014 me dirigí con Daniel Araiza Chávez (mexicano) y William Alva (nuestro cocinero, peruano) desde la ciudad de Huaraz a la cordillera de Huayhuash. Acampamos en Cuartelhuain, a unos 4300 m. Al día siguiente caminamos tres horas para acampar junto a Carhuacocha, laguna a 4138 m. Un día después subimos con todo nuestro material hasta el campo morrena (ca. 5000 m) del nevado Yerupajá. Aquí nos esperaba el alpinista austriaco Florian Burger, que partió el 4 de julio y porteó el equipo como parte de su aclimatación.

    El día 10 de julio entramos al glaciar entre los nevados Yerupajá (6617 m) y el Siulá (6344 m), e instalamos un campo base a unos 5300 m al pie de nuestro primer objetivo: el Yerupajá Grande por la cara sureste.

    Al día siguiente salimos temprano a estudiar la ruta. Para esto nos dirigimos al punto más alto del plató, casi a 5600 m, desde donde observamos que las condiciones de nuestra posible ruta eran muy peligrosas con avalanchas demasiado grandes. Estudiamos entonces el aspecto glaciar del Siulá Grande, y también nos pareció poco estable.

    Por último teníamos información de que el Jurau B seguía virgen, pero toda su cara oeste parecía inestable, sólo un canal nos daba posibilidad de alcanzar su cima. Acordamos escalar ese canal y regresamos a nuestro campamento. El día 12 de julio, mientras descansábamos, una gran avalancha arrasó la ruta del Yerupajá que días atrás descartamos. Nuestras predicciones fueron acertadas, era como si la montaña nos invitara a salir de ella.

     

    Partimos hacia nuestro nuevo objetivo, el Jurau B, el día 13 de junio a las 12 de la noche. Por suerte conocíamos parte de la aproximación. Llegamos hasta el collado (ca. 5500 m) entre el sureste del Yerupajá y la cima 5578 m al noreste del Siulá Grande. Descendimos luego cruzando muchas grietas.Finalmente, sobre las tres de la madrugada estábamos en la base de la cara oeste del Jurau B. En los canales de encima colgaban cornisas con forma de hongos de hielo hasta donde alcazaban las luces de nuestras linternas. Tomamos rápidamente la decisión de escalar. Superamos tramos de 60°, 70° y 90° en los primeros largos de cuerda, hasta que llegamos a un hongo helado que era como un techo y el único lugar por donde podíamos continuar. Lo escalamos, tenía 100°, era vertical.

    Continuamos por pendientes de 60°, 70°, 80°, y 90° hasta justo debajo de la arista cimera. Los dos y últimos largos tenían muchos carámbanos sobre placas de nieve. Esta rara formación glaciar facilitaba la ascensión en algunos tramos, pero en el resto obligaba al primero de cuerda a un gran esfuerzo para evitar que cayera hielo a los compañeros. Era necesario desplazarse en sentido horizontal, después escalar directo y, en algunas partes, romper los carámbanos que impedían avanzar. Alcanzamos la cima Norte cuando aparecía el sol. Continuamos hacia la cima principal por la arista norte. Su filo era finísimo, durante treinta metros, cuando llegaba a la base de un muro de hielo de casi veinte metros de alto. Este muro nos pareció muy peligroso por sus carámbanos colgantes. Aquí, sobre las 6:30 horas, terminó nuestro ascenso. Había sido una escalada muy expuesta, con mucha placa de nieve, caída de roca, hongos de hielo y carámbanos. Tiene unos 300 m (por hielo y nieve), una dificultad general de TD, 60°-100° y la escalamos con dos cuerdas 8 mm x 60 m, ocho tornillos para hielo y seis estacas para nieve. Teníamos al frente los colosos Yerupaja y Siulá. Tomamos fotos rápidamente y descendimos.

    En la cima Norte del Jurau B. Foto Beto Pinto

    Es probable que sea la primera ascensión a la que consideramos cima Norte del Jurau B y, por lo tanto, que podamos nombrar nuestra ruta « El inca, el cachaco y el azteca ».

    Descenso accidentado

    Llegamos a la base de la pared a las diez de la mañana. Aún había por debajo una rampa de 40°. Pasarían unos 20 minutos mientras nos encordábamos, recogíamos la otra cuerda y empezábamos a destrepar. Entonces se rompió el puente de hielo donde estábamos, cayó llevándose a Daniel dentro de la grieta.

    Me deslicé por la nieve sujetando la cuerda hasta que pude frenar a mi compañero. No tuvo heridas graves, sólo algunas magulladuras. Lo ayudamos a salir, porque su piolet quedó sepultado en esa grieta. Luego, bajamos directo a nuestro campo base.

    El día 14 de julio cruzamos todo el agrietado glaciar y fuimos a Carhuacocha.

    Al otro día caminamos tres horas hasta Cuartelhuaín, desde donde viajamos cuatro horas en carro hasta Huaraz. »

    Fuentes de referencia:
    -The Alpine Journal
    -The American Alpine Journal
    Comunicaciones personles (c.p.) y agradecimientos:
    Werner Beer, director de la Sección Cartográfica del Österreichischer Alpenverein.

     

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