Perou – Choquekirao trek jusqu’à Totora

Voila un trek qu’il est beau, en paysages à couper le souffle, en difficultés à me couper le souffle, en fleurs et en flore, je veux parler de celui qui trépasse à Totora.

 

Le problème pour ce trek est qu’il n’y a pas de cartes détaillées comme pour le Huascaran, j’en fournis trois cependant dans un autre article, celle de l’IGN pour des raisons militaires compréhensibles par eux seuls ne trace pas les chemins, comme si les mecs du sentier lumineux en avaient besoin – puisque j’aborde le sujet, l’an passé une agression assez bizarre eut lieu, certains à Cachora la nient – mentira, es una mentira de Cuzco – d’autres évitent le sujet, ou en ridiculisent la gravité, faut dire qu’ils vivent du touriste, le gros gardien tout en haut, celui qui te fait le péage du site en rigole si tu lui en parles, il te répond que justement les derniers l’avaient salué ce matin, tout ça pour te dire que depuis que quelques gobos gobos amerloques et germains se soient fait tiré le lardu, il n’y a rien eu depuis – une autre que je donne est celle d’un mec qui l’a marquée et postée sur un blog de rando, enfin la dernière achetée à Lima, épuisée je crois mais est assez précise pour que tu te fasses tous les chemins fréquentés du coin, si tu sors des sentiers battus tu sors ta boussole. Google-Map c’est pas grand-chose j’ai perdu plusieurs après midis pour rien, sinon pour rêver dessus parce que c’est pas grand-chose, à moins que depuis.

   

Malgré tout si tu pars tout seul, tout à fait faisable puisque que tu n’as pas besoin d’emporter la bouffe et que tu n’as besoin de porter l’eau que par demi journée seulement, t’es quand même un sacré costaud. Les dénivelées son belles, oui certes mais dans les Alpes aussi, oui mais là ce sont des pentes de malade, pire qu’à La Réunion pour sortir du cirque de Mafate, avec quasiment la même chaleur l’après midi, j’ai limite plus l’age pour cette connerie, j’ai bavé dur, heureusement, que c’était beau. Consolation il n’y a qu’un col qui soit haut, celui de Totora 5000, et sa grimpée n’est pas méchante, surtout la descente que j’ai faite dans la boue.


Tu démarres tout doux de Cachora tranquille balade jusqu’au col de Capulyioc à 3000 en passant devant la dernière auberge « La Colmena » assez éloignée de Cachora, c’est un bon plan pour les individuels qui souhaitent être tranquille, puis à une demi heure un refuge en construction presque fini où tu peux aussi piauler en écartant les gravats, un véhicule peut y venir et t’y dropper, tu as gagné un max de temps, mais qu’est-ce le temps dis-moi.

 

 

Ensuite c’est le grand plongeon jusqu’au rio Apurimac à 1600 mètres, t’imagines pas ceux qui refont le chemin en sens inverse. Sur le trajet il y a deux campements organisés par des fermiers qui se sont installés dans des petites oasis car c’est salement sec le coin, mais que c’est beau, je suis passé au printemps, encore pelé partout, mais avec les premières pluies tout commençait à fleurir. Je me suis régalé comme rarement cela m’est arrivé sauf au Népal en avril-mai dans les étages alpins, mais c’est une autre histoire, l’autre période qu’il faut choisir c’est mai-juin, tout est vert comme en Engadine Perle des Alpes, mais c’est une autre histoire.

 

Tout en bas il y a un groupe de baraquements administratifs ou militaires gardés par trois cleps hargneux, tu passes le pont suspendu et le chemin en lacet qui t’as fait peur lorsque tu le matais de la pente en face, et bien tu te le tapes maintenant, et c’est l’après midi, et ça cogne pour arriver aux campements de Santa Rosa, le premier est en pelouse maintenant mais t’es becqueté tout cru par les sand-flies, le resto ici est correct avec coca à volonté de ton porte monnaie, garde toujours beaucoup de monnaie et des petits billets, les gens ne sont pas riches et souvent ne peuvent te rendre le compte, guère plus loin le nuevo avec des douches en dur les chiottes en mou dans les buissons alentours, dégagé et sans sand-flies, tu as le nouveau. Les pelouses sont toujours belles dans ces campement. Cela te coûtera 5 soles pour la nuit par tente, le muletier peut dormir sous abri tu ne paieras rien pour lui sauf la soupe du soir et la bière conviviale ou le pisco en apero. Il y a aussi à cet étage un pâturage encore herbeux pour ses mules, mais en octobre, ce n’est pas encore la saison du maïs et si les pluies sont en retard il n’y aura pas de maïs fourrage, des cannes à sucre écrasées peut être, elles en sont crazy.

  

Le matin tu repars pour l’autre campement, Marampata sublime endroit, parfait pour tout et tu y trouves tout, le gros de la montée est fait et tu peux arriver comme un fleuron au camping de Choquekirao.

 

Si tu t’arrêtes c’est mieux de le faire à Marampata, la tente montée tu vas l’après midi au site archéo, comme il est beaucoup moins important que Macchu Picchu tu as amplement de temps, retour en fin d’après midi. Le camping de Choquekirao peut être bondé en pleine saison, et la seule chose qu¡l y ait ce sont de bons sanitaires-douche. Si comme moi tu continueras, arrêtes-toi y le muletier restera à Marampata car il n’y a pas de parcages.

 

Le site archéo, tu visites, je ne t’en dis pas plus, tu prends un livre ou le web pour cela, personnellement il ne m’a pas éclaté les rétines, c’est tranquille paumé, la dernière cité Incas habitée quelques temps après les invasions colombiennes, la « Vilcabamba » que finit par tomber les hordes hispaniques. On comprend l’autarcie des mecs sur leur site contemplant les riches versants d’en face sûrs des apiques jusqu’à l’Apurimac, et l’aqueduc remarquablement préservé amenant l’eau du haut de la quebrada que tu as traversée pour venir.

 

Le lendemain tu repars plus haut en passant par une forêt de bambous inextricable où vivent les ours bouffeurs de pousses de bambous, on ne peut y pénétrer un mètre, je ne sais pas comment ils font, il arrive parait il de les entendre et plus en amont un paradis botanique exposé toute l’année aux brumes de l’océan. Puis tu redescends assez doucement au début dans des alpages abandonnés maintenant, les éleveurs de Cachora venaient jusqu’ici et réutilisaient les corrals en pierre laissés par les incas, juste avant la forte descente jusqu’au rio Blanco tu peux visiter les derniers andenes.

 

Le Rio Blanco vient de la fonte des glaces du Nevado Corihuaynachina qui est juste là avec ses 5000, son lit remplit le fond de la Quebrada Victoria, vallée glacière des gravât, de gros galets et des roches parfois difficiles, on y chemine sur plusieurs centaines de mètres avant le gué pas mouillant, c’est une station d’orchidées absolument fabuleuses.

Tu pauses la croûte et la casse dans un des seuls espaces un peu dégagé puant de merdes et de détritus, et tu te retapes dur la grimpette jusqu’à Mayzal un campement aux deux tiers, face Est en face du Sacsarayoc. Micro climat ici, végétation luxuriante, le mont arrête toutes les précipitations, tu n’auras pas le temps de chercher des orchidées, trop pompé, deux familles vivent ici, l’une fait auberge resto, la bière ici est fraiche, tout est apporté à dos de mulet, le chef de famille est sec comme le sien grand et fort comme un cheval, normalement dans le coin ils préfèrent les mules moins dures de caractère.

 

Le lendemain tu repars pour l’avant dernier col dans un chemin plein de boue et d’escaliers de pierre hauts de trois étages, une galère, exceptionnelle végétation tout le long jusqu’au col, je n’en dis pas plus, surprises pour un autre article.

  

Tout le passage du col est fabuleux, le chemin est pavé comme le Capachnan, jusqu’au début du 20eme il y avait encore des mineurs dans les mines de plomb dont on voit encore les gueules béant sur leur terrils, si tu y fouilles tu peux encore trouver des cristaux de galène, tu as le temps Yanama n’est pas très loin en bas. Le passage du col est en surplomb creusé dans la falaise abrupte de centaines de mètres, tu laisses les mules passer tranquillement devant des fois qu’elles te bousculeraient.

 

Avant d’arriver au milieu de nul part tu croises à 4000 les premiers champs de patates, sont fous ces mecs. Yanama est un petit bourg avec école et tout étiré tous le long dans sa vallée quasiment fermée aux deux bouts dont le premier est souvent fermé hors saison, les sand-flies assurant toute l’année t’as intérêt à n’avoir pas perdu ta fiole de répulsif.

  

Au second camping, la dernière ferme sur la route de Totora tu pourra faire causette avec les mecs de la famille, le chef a travaillé pour des français à la construction d’une auberge dans le Canyon Colca, pas loin de l’endroit ou un jeune étudiant s’est vautré en début d’année dévissant de plus de 1000 mètres mettant le Pérou en émoi et presse à scandale en pâmois. Il a gardé de bons souvenirs des Français.

 

La montée pour la Abra Quishuar qui fait tout de même presque ses 5000 chemine tranquille, la dénivelée est importante mais pas trop la pente, sale vent au sommet et neige permanente, capuche et doudoune recommandées. L’autre coté s’est déjà un autre monde. Les précipitations si elles ont commencé ont gonflé les rios les passages à gué vont devenir problématiques pour les mules, surtout le dernier avant le village pas mal bouillonnant.

 

Le camping est à la sortie du village coté Est, cela s’appelle Horno ou Hornopampa plutôt que Totora que tu as laissé au dernier gué, pas loin de l’arrêt du collectivo qui part à 7 heures pour 15 soles. Quand je suis passé tout était en travaux, gros bordel partout, le gouvernement provincial dote de point d’eau et de sanitaire chaque famille le long de la route qu’il fait. Le camping en a un, profites en pour te rincer et être présentable lorsque tu arriveras à la civilisation à Santa-Teresa ou Hydro-Electrica, à suivre dans un prochain article. C’est fini pour le Choquekirao.

7 réflexions sur “Perou – Choquekirao trek jusqu’à Totora

  1. Controlan incendio cerca del complejo arqueológico de Choquequirao

    Miércoles 25 de julio del 2012

    Más de 50 expertos en conservación fueron enviados con modernos equipos desde la ciudad del Cusco. Siniestro empezó ayer.

    Solicitarán al Ministerio Público una exhaustiva investigación. (Internet)

    Solicitarán al Ministerio Público una exhaustiva investigación.

    Un equipo de más de 50 personas logró controlar el incendio forestal desatado ayer por la tarde cerca del complejo arqueológico de Choquequirao, informó hoy el director regional de Cultura de Cusco, David Ugarte.

    El funcionario dijo en RPP que solicitará al Ministerio Público una exhaustiva investigación con el fin de sancionar a los responsables del hecho. Sospecha que agricultores provocaron el siniestro debido a la creencia de que quemando la tierra mejoran sus cultivos.

    Previamente, Ugarte Vega Centeno manifestó que se envió a personal experto en conservación con modernos equipos para combatir las llamas.

    También había solicitado el apoyo de los bomberos e instituciones de Apurímac, pues el referido complejo arqueológico se ubica entre territorio cusqueño y apurimeño.

  2. Roadbook de Trek Magazine

    Jour 1 : départ de Cachora. Rencontre avec l’équipe de muletiers. L’altitude avoisine les 2 000 m, la végétation est tropicale. Puis le terrain devient plus aride, un pan de montagne est noirci par un feu récent. Le chemin est large et dégagé, nous atteignons 3 000 m avant de replonger à 1 850 m en fond de vallée. Bivouac du soir.

    Jour 2 : une courte descente de 300 m avant d’attaquer les dénivelées menant à Choquequirao. Une enfilade de virages souvent vierges de toute ombre avoisinant les 1 500 m de dénivelées. Le site de la cité se dessine au fur et à mesure de notre approche. Installation du campement dans la zone prévue à cet effet. Douche froide salvatrice avant de dîner en compagnie de l’équipe en charge du site. Nuit au campement.

    Jour 3 : visite de Choquequirao. Une journée consacrée à ce site majeur récemment mis en valeur. Une architecture impressionnante, une enfilade de terrasses, de places et d’escaliers. Nuit au campement.

    Jour 4 : journée « light » et départ de Choquequirao. Une brève ascension de 300 m pour passer le col de Choquequirao avant de replonger sur les flancs de la montagne. 1 200 m de dénivelées jusqu’à la vallée de Victoria. Une végétation qui devient plus dense au fil de notre descente jusqu’au torrent au bord duquel le bivouac du soir est posé. Attaques en piqué d’une escadrille de moustiques. Nuit en bivouac.

    Jour 5 : 1 100 m de dénivelées au fil d’un chemin raide et poussiéreux. La végétation qui le borde fait le bonheur des amateurs(ices) d’orchidées. Étape du soir à Mayzal. Petit hameau habité par quelques familles. Rencontre avec les habitants et vue alternative sur le Nevado. Nouvelle attaque des moustiques. Nuit en bivouac.

    Jour 6 : nouvelle montée et visite des mines désaffectées qui jalonnent le chemin avant de parvenir au col à la mi-journée à 4 170 m avec vue sur le massif glaciaire du Sacsarayoc avant de redescendre de l’autre côté et emprunter le sentier nous menant à la communauté de Yanama. Nous assistons à la préparation de la pachamanca. Nuit en bivouac

    Jour 7 : lever au petit matin. L’orage de la nuit a viré à la grêle dont les traces blanches ont redessiné le paysage. Nous partons vers le col de Yanama (4 600 m) en compagnie d’habitants négociant la vente de bétail. Nous retrouvons le grésil lors du passage du col puis replongeons sur 500 m. Nuit en bivouac.

    Jour 8 : nous poursuivrons notre descente, la végétation se fait plus dense au fil des dénivelées. Nous stoppons à Colcabamba pour la pause déjeuner et profitons d’une baignade dans des sources chaudes. Encore quelques kilomètres avant de rallier Santa Teresa. Nuit en bivouac.

    Jour 9 : nous longeons le torrent lors de cette dernière journée de marche. Nous déambulons dans La Playa, petite ville champignon calée au bord d’une falaise. Nuit en bivouac devant le collège municipal.

    Jour 10 : direction la tyrolienne locale pour le passage sur l’autre rive avant d’attraper un camion nous menant au train, menant au Machu Picchu. Trajet agréable dans les gorges de l’Urubamba avant la nuit à l’hôtel.

  3. Y a-t-il un moyen pour te joindre? J’aimerais bien faire le trek pour Choquekirao et Machu Pichu et j’aimerais avoir des renseignements sur ton expérience? Merci beaucoup!

  4. J’ai 10 jours in-out pour faire le Pérou et je voulais faire entre autre le Coque et le machu. Est-ce que tu me pourrais me donner une idée d’itineraire intéressante et des routes que tu as vu/vécu avec tes conseils par rapport a des changements que tu ferais si tu refaisais le tout… Bref, avoir ton input sur les decouvertes qui te semblent etre « des musts » pour maximiser mon experience!

    Merci d’avance là! Tu peux me contacter par email si tu veux : diabolick4ever (arobas) gmail (point) com

  5. Bonsoir, as tu lu les articles et cartes que j’ai déjà posté ?
    Si tu ne veux pas prendre le trajet traditionnel, tu peux prendre à l’ouest de cachora le chemin qui passe par la Quebrada Tambobamba. C’est ce qu’empruntent les muletiers maintenant puisque le pont suspendu de Playa Rosalina est détruit (passage par tyrolienne). Ils prennent l’autre pont encore présent pour atteindre CK. Mais c’est plus long. Demander à Cachora oú démarre ce chemin car il n’est pas indiqué comme l’autre.
    Dans le versant derrière CK il y a un autre site plus petit et restauré presque en totalité.
    Puis le massif du Maizal pour un botaniste c’est un paradis, il y a de belles masdevalias écarlates, mais c’est un peu désolé à présent ce hameau puisque beaucoup moins de TO organisent le trek complet.
    C’est encore bien jusqu’à la passe entre Yanama et Totora. Ensuite bof. La piste de 4×4 arrive déjà à mi hauteur (quand je suis passé).
    Puis après Playa prendre direction MP (abandonner à l’est la route), il y a encore qq ruines incas sur le chemin, et puis c’est l’arrivée à la Power station.
    Continuer les 2 heures à pied le long des rails est indispensable car c’est beau jusqu’au pont de Aguas Calientes. Après la visite du MP tu peux continuer par les rails jusqu’à Ollantaytambo (une journée). C’est mieux que le train, et personne ne le fait.

    L’ensemble c’est une belle balade.

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