Peru – cordillera de Arequipa – Canyon de Colca (I)

C’est le plus connu et le plus fréquenté des deux canyons, bien que celui de Cotahuasi soit aussi beau et grandiose. Voici une rando de 3 jours ou plus, pas toujours tranquilles, qui permet de rencontrer beaucoup d’andins encore dans leur simplicité et authenticité pour pas longtemps. Amateurs de culture et de maraîchage, c’est également un trek pour eux s’ils savent s’y prendre. Prendre toujours suffisamment d’eau lors du départ de chaque étape. Démarrer au lever du jour et ne pas oublier l’écran total ou le chapeau. Le midi tape très très fort. Carte conseillée pour éviter les détours et retours mais pas indispensable.

Premier jour Cabanaconde-mirador de San Miguel à San Juan de Chucho

(10km, D-1000, D+100, 3 heures)

La descente gigantesque démarre au Mirador de la Pampa de San Miguel. Compter 10km pour l’étape et quelque 3 heures pour arriver au fond du canyon et au Rio à 2300m. Le chemin fait zigzigue interminablement. Il se transforme parfois en sentier pas mal étroit. Tout le long on se doit d’observer la flore et les beaux spécimens de cactus surtout si l’on y est au printemps, ainsi que les orgues basaltiques. Bien observer également les changements des différents étages de micro climats.

Pour continuer jusqu’à San Juan de Chuccho, il faut traverser un pont suspendu. Péage à cet endroit pour les touristes. Compter maintenant 70 soles. De l’autre coté du pont le chemin remonte fortement en courbes successives au milieu des cultures et des vergers. La végétation naturelle est belle et relativement exubérante à la saison humide. Elle représente typiquement ce que l’on appelle la Selva cayllomiana. Un quart d’heure pour arriver au petit village de San Juan de Chucho, petites cases collaguas construites sur l’escarpement d’une terrasse alluviale du Rio Colca. Il y a quelques hospedajes pour passer la nuit ou poser la tente.

Deuxième jour San Juan de Chucho-Cosñirhua-Malata-Oasis de Sangalle

(10km ?, D-400m, D+300m, 3 heures)

Trois alternatives possibles, l’on peut choisir de faire un détour par Tapay (voir l’option). On peut vouloir ne pas louper les chutes du Huaruro, et faire l’extension de 3 jours décrite tout en bas.

Sinon on part directement pour la petite boucle de 3 jours en quittant San Juan par un sentier parallèle à un gros canal d’irrigation et qui serpente entre les vergers. S’il y a un doute demander confirmation du chemin. C’est tout un antique et sophistiqué réseau d’irrigation qui recueille, achemine et distribue l’eau prise aux torrents de la montagne. En une heure de cheminement en pente douce on atteint Cosñirhua à 2600m. il y a quelques auberges et tiendas pour se détendre et se rafraîchir.

On continue jusqu’à Malata sur le même rythme. C’est tout près. Ce sont des petits villages avec seule rue principale. Belle et typique petite église en adobe avec campanile, quelques efforts faits pour illustrer aux touristes leur culture, et bien sûr achalandages d’artisanat.

On quitte Malata en redescendant au fond du canyon. Forts lacets pour arriver à un pont suspendu au dessus du Colca. Un peu plus loin l’on arrive à Sangalle plus connu comme l’Oasis del Colca. Un micro climat et l’abondance des eaux du Colca permettent à cette toute petite zone d’être verte et un peu plus luxuriante. Luxe et argent dans les Ecolodges à bobos dont certains n’ont pas manquer l’occasion de s’installer ici pour s’en faire : Restos, Bungalow, Piscine etc. C’est l’étape.

Option Visite à Tapay

( D-250m, D+500m, 2 à 3 heures)

De San Juan prendre un chemin qui monte au Nord et qui s’en va au milieu de fruitiers et de groupes de cases parfois abandonnés. D’ici on peut parfaitement contempler le chemin pris la veille au mirador et tous les lacets effectués. On atteint normalement Tapay en 2 heures, village situé sur les flancs de la Cordillera del Chila à 2900m. Il n’y a guère à voir que la vieille église coloniale sur la place centrale.

Pour continuer sur Cosñirhua le chemin est parfois pas mal rétréci, il va en descendant légèrement et l’on passe quelques petits torrents qui coulent du Nevado Sepregina (5380m). À mi parcours l’on traverse le Rio Sepregina grâce à un petit pont suspendu et en peu de temps l’on arrive à Cosñirhua.

Troisième jour Oasis de Sangalle-Cabanaconde

(5-6km, D+1000m, D-100m, 3 à 4 heures)

Démarrer très tôt le matin, sinon gare à l’insolation, et surtout pour prendre à temps les bus de retour sur Chivay puis pour Arequipa. Ils sont tous en fin de matinée (s’être renseigné sur les horaires auparavant).

Pour franchir la grande dénivelée positive le chemin va zigzaguer sans cesse. Au fur et à mesure de la montée ne pas perdre des yeux le paysage et les villages que l’on quitte. L’on débouche à un quart d’heure du centre de Cabanaconde.

L’on peut aller se mélanger au flot des touriste au mirador de la Cruz del condor, et avoir la chance de pouvoir en filmer un. L’on peut choisir aller se décrasser aux bains thermaux de Yanque dans les piscines publiques au bord du rio. L’on retourne illico sur Chivay. Sinon l’on continue de Cabanaconde pour la deuxième partie du trek, assez trapue celle-la.

Extension des cascades de Huaruro

Deuxième jour San Juan de Chucho-Fure

(14km , D+450m, 6 heures)

Pour le début jusqu’à Malata suivre le même itinéraire que plus haut au 2eme jour. Depuis Malata prendre le chemin qui part à l’ouest en montant. La végétation devient rare et sèche, surtout composée de cactus. On peut rapidement voir en contrebas l’oasis et Sangalle au fond du canyon. Une nouvelle vallée se découvre au fur et à mesure que l’on contourne le flanc de la montagne, où coule le rio Huaruro. On monte jusqu’en haut du contrefort pour accéder au secteur du canyon du Huaruro.

D’ici commence la montée finale pour le village de Fure en serpentant sur les pentes très abruptes de ce canyon. Attention le sentier est parfois étroit et borde de beaux précipices. Avant d’arriver à Fure qui est à 2760m on franchit un torrent par un pont de bois.

C’est l’un des villages les plus isolés du Colca. Seulement quelques familles y vivent d’une façon permanente, cependant l’on peut toujours trouver à se restaurer et se faire héberger car elles se transforment au tourisme.

Troisième jour Fure-Cataractas de Huaruro-LLahuar

(5+7km , D+500m/+150/+850, 2 heures pour aller aux cascades – 3 heures jusqu’à Llahuar)

Aller aux cascades, c’est remonter tout au bout du canyon. Déjà à la sortie du Pueblo on peut voir des petites chutes. L’on va randonner dans un univers un peu plus vert que le précédent. Puis même avant de la voir la grande cascade, on va l’entendre. Elle fait une centaine de mètres et tombe d’une impressionnante faille de la falaise. Grâce au brouillard de gouttelettes généré par la pulvérisation de l’eau, tout un biotope humide s’est merveilleusement crée autour d’elle en ce lieu perdu du canyon.

Au retour à Fure commencera la descente qui mènera au fond du Colca. En partant de Fure, l’on passe le Rio par un pont suspendu et l’on prend à droite pour descendre à une autre grande cascade. De là le chemin casse gueule accentue sa dénivelée et l’on perd rapidement 200m. Au bout d’une heure on retraverse le Rio par un autre pont suspendu pour atteindre l’autre coté. Le village de Llatica (2440m) est à 10 minutes.

De Llatica on est sur le versant ouest du Canyon del Huaruro. Une succession de pentes couvertes de cactées on particulier l’Opuntia ficus indica qui est particulièrement courante ici et recherchée pour ses figues qui sont consommées dans cette zone. Et puis ici l’on récolte également son parasite, la cochenille cotonneuse qui séchée et écrasée va donner la teinte rouge que l’on connaît. Un carmin pour le textile et l’alimentaire.

Le dernier tronçon du chemin va serpenter sur des pentes assez raides, l’on va traverser des canaux d’irrigation et de vieilles et anciennes terrasses de culture. Deux heures de Llatica pour arriver à Llahuar (2120m). C’est un village bâti sur un terre plein au confluent des deux Rios. On peut s’y baigner et se relaxer de la journée dans des bassins d’eau thermale très chaude (35-50º). Hébergement possible en cette localité.

Quatrième jour Llahuar – piste de Cabanaconde

(4km , D-150m, 1 heure)

On quitte Llanuar par un chemin parallèle au cours du Rio et qui le surplombe de quelques 20 ou 30 mètres. Il passe par le bas des pentes décharnées par l’érosion et qui forment de grands gradins de sédiments et de rochers apportés ou enlevés par le Rio, c’est selon. Puis en bas parmi de petites parcelles de culture l’on voit la piste de terre utilisée par le véhicules qui vont à Cabanaconde.

Et l’on traverse au pont suspendu de Achachigua, le dernier au dessus du Rio Colca. Sur la piste carrossable on hèle un camion ou un colectivo pour s’éviter l’infaisable retour à pied par Soro dans la poussière et la chaleur. Sinon on peut continuer pour faire la deuxième partie du trek après Soro.

On peut préférer de Llahuar, remonter par le chemin en lacet vers Paclla puis le Mirador de Achachigua.

C’est plus beau mais on va se taper la montée la plus longue. Dans ce cas quitter le village par la gauche, et traverser le Huaruro par un premier pont. Monter à une sorte de plateau avec quelques baraquements, c’est Paclla au loin.

Continuer à droite, toujours à droite et descendre au Colca. Juste avant le deuxième pont qui permettra de passer le Colca on peut aller voir le geyser. C’est un geyser.

Puis compter 4 heures de grimpette pour arriver à Capanaconde.

NOTA

Prendre de l’eau au départ de Capanaconde, le maximum puisque l’on commencera par descendre. L’eau en bouteille est chère en bas.

Le canyon étant profond, le soleil se cache donc très vite dans l’après-midi. Dès 15h30-16heures il commence à faire sacrément frisquette. Puis la nuit va arriver plus vite qu’en haut vers 17h30.

9 réflexions sur “Peru – cordillera de Arequipa – Canyon de Colca (I)

  1. Historia de los otros « Ciro » desaparecidos en el Cañón del Colca

    Lunes, 29 de octubre de 2012
    Peligro. Además de turistas llegan al Colca expedicionarios como estos polacos que estudiaron las profundidades del cañón (2010). Tuvieron mejor suerte que comitiva que naufragó en 1985.
    Peligro. Además de turistas llegan al Colca expedicionarios como estos polacos que estudiaron las profundidades del cañón (2010). Tuvieron mejor suerte que comitiva que naufragó en 1985.
    Recuerdo. En 1985 se hundió una balsa en el río Ayo.
    Recuerdo. En 1985 se hundió una balsa en el río Ayo.

    Años 2010-2012

    En lo que va de 2012 se registró la muerte de tres turistas extranjeros que cayeron a precipicios y otras 12 personas se perdieron pero fueron rescatadas. Funcionarios de Autocolca sostienen que las rutas del Cañón del Colca son seguras.

    El Cañón del Colca es el principal destino turístico de Arequipa. Recibe al año 120 mil visitantes extranjeros y más de 30 mil turistas nacionales. Sus andenes, accidentes geográficos, iglesias y la cultura viva de sus pueblos, hacen de este valle un lugar atractivo. Pero sus encantos naturales esconden en sus entrañas grandes riesgos para los más aventureros, que prefieren recorrer sus depresiones o trepar sus escarpadas cumbres.

    La desaparición de Ciro Castillo Rojo, en abril de 2011, fue un caso que tuvo una desproporcionada resonancia mediática, pero no fue la única persona que perdió la vida en los vericuetos de esta impresionante hendidura de la naturaleza. El Cañón del Colca es uno de los más profundos del planeta, y en los dos últimos años, al menos cuatro turistas murieron en la zona.

    Ciro Castillo Rojo y su enamorada Rosario Ponce se perdieron en el nevado Bomboya cuando intentaban cruzar el cañón por la ruta de la margen derecha que une a los pueblos de Madrigal y Tapay. Ambos desaparecieron. Ella fue hallada con vida nueve días después, mientras que el cuerpo de él, luego de seis meses. El padre del muchacho denunció a Rosario por presuntamente atentar contra la vida de Ciro y esta semana se conocerá por fin si se formaliza acusación contra la sobreviviente de aquella tragedia.

    LOS OTROS « CIRO »

    En lo que va de 2012 se registró la muerte de tres turistas en el Cañón del Colca. La primera ocurrió en julio, cuando la turista brasilera Paula Sipou cayó a un abismo de 200 metros desde el caballo que montaba. La precipitación se produjo cuando recorría el camino de herradura de Sangay (Oasis), en el distrito de Cabanaconde.

    El otro fallecimiento se produjo el 21 de octubre. Javier Gonzáles Bautista, de nacionalidad española, cayó a un abismo de 150 metros en un camino de herradura que integra el pueblo de Cabanaconde con Malata. El extranjero sufrió el accidente por querer recoger dos botellas de agua que se le cayeron.

    El gerente de Autocolca, Freddy Jiménez Barrios, explicó que además del fallecimiento de la brasileña y el español, este año otro turista encontró la muerte en la Cruz del Cóndor. Aquí se encontró a un varón oculto en una cueva del cañón. Su cuerpo estaba en estado de descomposición, debido a que falleció mes y medio atrás.

    Jiménez sostiene que estas muertes no son causadas por falta de medidas de seguridad en las rutas de trekking. « Existe irresponsabilidad de los turistas y los guías que no les advierten de los riesgos. Por ejemplo, la muerte de la turista brasilera se produjo porque la acémila estuvo sobrecargada y no pudo transitar por un camino estrecho. El caso del español fue por separarse del camino ».

    Autocolca toma medidas para evitar que los turistas recorran solos el cañón. « En los controles se advertirá a los turistas que no pueden ir solos por esas rutas, además se solicitará la acreditación de los guías ».

    NO ES NOVEDAD

    Pero estos no son los únicos casos de fallecimientos ocurridos en el Cañón del Colca. El rescatista y guía de alta montaña Miguel Zárate Flores cuenta que en 1985 murieron dos personas cuando realizaban una travesía desde Huambo a Cabanaconde.

    En esa ocasión Gonzalo Pizarro, José Luis Corpancho, Luis Figueroa, Álvaro Ibáñez, la ciudadana belga Carolina Thiangg y Javier Bello partieron de la hacienda de Cancco a bordo de una balsa, por el río Ayo. A través de este afluente querían alcanzar el río Colca, para luego seguir camino a pie. La balsa se volteó y hundió, provocando la muerte de Luis Figueroa y Carolina Thiangg. Nunca se halló el cuerpo de Álvaro Ibáñez. Solo se salvaron Gonzalo Pizarro y José Luis Corpancho.

    Sin embargo, Zárate agrega que no se debe estigmatizar al Colca por las muertes y desapariciones.

  2. Le canyon de Colca est situé juste à une faille géologique qui s’appelle la faille « Huambo-Cabanaconde-Chivay ». Il y a donc des séismes très fréquents qui secouent le coin presque tous les ans. Cette année, cela s’est passé le 25 juillet, mais rien à côté de celui de 1991 qui a dévasté pas mal de villages, de constructions et d’églises.
    Cela ne doit pas effrayer, surtout si l’on dort sous la tente et cela fait des souvenirs. Si le chemin est éboulé, bof, on passe par dessus les gravats, c’est tout. Ce n’est pas une barre rocheuse, donc pas de risques ni problème, sinon de celui de faire tomber de la caillasse sur la tête de ceux qui sont en dessous. Mais rassurez-vous, c’est surtout la localité de Maca (entre Chivay et Cabanaconde) qui est sensible, elle est sur des terrains et roches fragiles.
    La seule précaution à avoir est de surveiller l’activité des volcans proches, c’est à dire l’Ampato et le Sabancaya. Les pressions tectoniques leur sont liées, alors si l’un d’eux commence à cracher roter dégueuler, et bien on change ses plans et on va plus loin faire le Cotahuasi par exemple. Tout le monde ne s’appelle pas Haroun Tazieff, je le comprend.

  3. Bonjour et merci de tous ces renseignements ! J’ai lu sur un autre blog un trajet de 3j : Cabanaconde – Llahuar (J1) puis San Juan de Chucho (J2) puis remontée sur Cabanaconde. Simplement l’itinéraire entre Llahuar et San Juan n’est pas précis du tout. Ils disent qu’ils l’ont fait en 6h. Est-ce réaliste et connaitriez-vous le nom de ces villages ? Savez-vous si la remontée dans ce sens est plus difficile que dans le sens « classique », depuis l’Oasis, car mon compagnon souffre de vertige. Merci d’avance. Eve

  4. Hola Eve, Cabanaconde-Llahuar vaut mieux faire en camion ou 4*4, c’est long moche sec. En bas le relief fait que l’on ne peux s’égarer, soit on va vers l’aval soit l’amont selon le point de départ. Il y a beaucoup de monde et surtout des touristes partout. Les chemins sont bien marqués et les distances assez courtes, ces petites cartes sont suffisantes. Ensuite pour remonter, ce sera dur quelque soit l’itinéraire, mais c’est le challenge individuel que l’on se doit. 6 heures, cela doit être possible en tenue trail et en courant, mais pourquoi se presser, une bonne journée oui c’est possible ? Compter la matinée pour la remontée.😉

  5. Merci Mayake pour la réponse. J’ai lu qu’il y avait moins de monde en faisant le trek dans ce sens (depuis Llahuar à San Juan sans passer par l’oasis). Nous ne sommes pas de grands marcheurs donc nous cherchons un rythme tranquille. Si nous nous faisons déposer à Llahuar, cela nous évite donc la descente dans le canyon ? Quelle étape nous conseilles tu après Llahuar et avant San Juan ? (Nous cherchons un itinéraire un peu plus à contre courant et plus authentique )

  6. Ce n’est pas la descente le + dur mais la montée, à mon avis. Et puis à contre courant normalement on croise tout le monde alors que dans le sens de la foule, chacun va à son rythme et on croise moins de gens. Si vous avez du temps allez à Fure et puis voir la cascade. Sinon pour San Juan de Chucco il n’y a qu’un chemin. Regardez bien les cartes, elles sont claires.😉

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