Peru – Huaraz, le vrai Routard (2)

Les commerces et les Achats

Il y a un marché « traditionnel » pour touristes au sud de la place d’armes. J’évite. Alors je ne peux en dire plus. Sur le coté opposé, en face donc, il y a la poste avec la seule vendeuse de cartes postales que je connaisse. Elle est charmante, ainsi que la postière juste à coté. Il doit cependant y avoir un margoulin dans cette poste parce que tout un de mes envois n’est pas arrivé. Vrai que 6 soles environ pour une carte, le timbre vaut quelque chose, en tout cas au moins le coup.
La plupart des produits on ne les trouve pas ailleurs dans la vallée, sinon à des prix triplés. Donc faire ses achats hors produits frais et pain à Huaraz. Pour les individuels aller au Mercado couvert, acheter les sacs en toile de bâche, puis faire les supérettes pour les remplir.
Attention, le dimanche ici n’est pas comme un dimanche de chez nous où tout est fermé, eux, c’est le samedi pour les adventistes et le lundi – ce n’est pas comme à Cuzco où tu meurs le dimanche. Le musée et les sites archéologiques sont fermés le lundi.

Le pognon

Les boutiques de change sont à la place centrale au passage allant au « Parque Ginebra », la première est la meilleure. Sinon il y a des DAB un peu partout en commençant par l’entrée des banques. Ils préfèrent les $ et des billets craquant neuf.

Si comme moi tu as gardé des states des vieilles coupures écornées, jettes les toi-même cela t’économisera de la hargne pour rien.

Faire attention, il circule plein de faux billets, beaucoup plus qu’à Cuzco où le filtrage par les banques et les changeurs est plus important. Il y a des faux 5 soles jusqu’à 20 soles. Pas de 50 soles apparemment parce que les gens sont trop fauchés et personne n’a des 50 soles.

Tu donnes un faux taf à une supérette ou à une banque, ils te le squeeze illico. Pas facile à reconnaître, donc tu refuses tout billet crado, trop vieux, ou en papier de chiotte, il faut reconnaître ils sont hachement bien fait.

Le Matos

Sur Luzuriaga, quelques boutiques vendent du gaz et du matériel d’occasion. C’est moins cher ici que celles qui sont au passage couvert de Luzuriaga au Parque del Periodista, sur ce Parque ou Parque Ginebra.

Les boutiques de location de matos ne vendent pas de matériel d’occasion. Pour les bâtons venir avec les tiens, tu ne trouveras que des Doite ou des chinois lourds comme des manches de pioche.

A Ginebra vient de s’ouvrir une boutique de matériel et de vêtements à prix corrects et de bon choix. Un des vendeurs est un ancien guide qui parle un peu le français ayant travaillé pour des agences hexagonales et Nouvelles Frontières.

Le probutane est plus cher ici qu’à Cusco, la petite cartouche 25 soles pour 18 soles là-bas, ce n’est pas encore la ruine. Il y a des cartouches double, presque le double de prix.

Les supérettes

Elles ne manquent pas pour faire le plein en vue du trek. Ma préférée « Market Ortiz », au coin de Luzuriaga et de Raimondi. Les meilleures barres chocolatées sont chez eux, elles sont sous clé, demander, et puis ils ont aussi le muesli en kiwicha sus-dit, et puis aussi pour les accros de la coca en farine, et puis pour les branchés de la maca en farine. Avec tout ça, si tu mélanges dans l’alcool du Père Patrick, le mal des montagnes point tu n’auras, mais tu risques de rester là bas, au figuré bien sûr, je rigole.

Sérieusement si on envisage des ânes, des boites de thon c’est lourd mais c’est le must avec du pain, plus besoin de se cogner de la cuisine, ils ont un rayon pas mal. Idem pour les nouilles chinoises, fabrication Lima, mais je fais plus dans les nouilles chinoises. Le problème de leur spaghettis et coquillettes est que c’est de la fabrication bas de gamme, des nouilles à l’œuf faut même pas en rêver, alors pour les cuire faut aller très vite, mais à 4000 l’eau elle ne bout pas à 100º, alors cela devient vite un pudding, même avec de l’huile. Moi j’ai fini par faire des soupes avec, prévois une plus grosse gamelle.

Autrement il y a, toujours sur Luzuriaga mais au début et de l’autre coté, un « Trujillo » c’est un peu moins cher, c’est moins achalandé, les produits sont différents. Les cacahouètes, que je préfère au mélange de noix et les raisins secs sont mieux chez eux. Mais comme je l’ai dit dans un autre article, en altitude je fais plus la dedans.

Et puis de l’autre coté à deux pâtés, au coin de Juan de Morales et Simon de Bolivar, une autre d’une troisième chaîne « Nova Plaza« .

Il n‘y a pas toujours des bouteilles d’eau de 1 litre avec sucette, surtout en fin de saison. Gardes en toujours une vide avec toi, c’est indispensable pour purifier l’eau et pour ne pas trop porter à la ceinture. De façon générale, aller dès l’ouverture faire son plein de bouteille et du reste, et profiter par exemple des presseuses d’orange pour se taper un bon jus frais à la paille avant que les verres ne soient poisseux par tout le monde passé avant toi.

Le SAV des APN Lumix et autres
Au coin Raimondi Nº 912 avec Simon Bolivar ou Gamarra, je ne me souviens plus. C’est utile quand cela tombe en rade et qu’il te reste 2 semaines de trek.

Bouquins
Gros problèmes à Huaraz, y a pas de bouquins ni de cartes routière ni de libraires. Faire son plein à Lima (Jockey Plazza, Ripley) ou à Cuzco. Au pont sur le rio Quilcay, avant et après, il y a des bouquinistes. Idem pour la musique, en dehors des chants avec harpe électrique, dur de trouver un cd de Susanna Baca, encore plus de Trinitad ou de Chabuca Granda. C’est à Cuzco qu’il faut se faire ce bonheur.

Pharmacie

Sur Luzuriaga, c’est bien simple cette rue est la rue commerçante et flânante de toute la province, il y a une Inca-Pharma. Ils ont tout. Si t’es un pur, un vrai de vrai écolo, je pèse mes mots, je vais te dire un truc. Juste en face du Parque Turistico, coté droit, il y a une officine, faut pas avoir peur d’entrer – tu te souviens ce que j’ai dit, quand il y a tout plein de locaux c’est que c’est vrai – il te prépare (il : parce que c’est un mec, le seul qui peut) il te demande ce que tu as, ce que tu veux, question remède traditionnel, remède bonne femme pour les vrais hommes etc. il a un grog chaud avec un alcool très chelou, mais je ne te dis pas plus, mon premier début de bronchite tout recalé cramé avec deux grands verres seulement.

Cela ne m’a pas empêché de m’en choper une suivante pendant mon trek de Santa cruz, mais c’était ma faute, j’avais voulu en péter devant de la bleusaille de 20 piges. Je ne me souviens plus du nom de la gargote, cela va me revenir.

Sinon tu demandes à Lucho Tour, ils voont te demander, comment tu sais ça toi, et tu ne passeras plus pour un blanc-bec. Je me souviens maintenant, c’est « Brando »

Les marchés

Sur Raimondi, à l’entrée du « mercado central » et tout autour mais pas dedans, et les rues jusqu’au rio. C’est tous les jours, toute la journée, surtout le dimanche, parce que la semaine les gens travaillent, sont aux champs. Le matin, c’est toujours mieux.

Pour les amateurs de volaille, cuy et lapins, en face de l’entrée du mercado et sur la première partie de Caraz. Pour les chapeaux en haut de Caraz.

Pour les amateurs de photos, c’est le coin où il faut vadrouiller, mais ne pas se comporter en blanc-bec, utiliser le télé et soi discret, comme tout le monde on n’aime pas être pris en photo, parle avec les gens et intéresses toi à ce qu’ils vendent ou à leur môme et tu auras leur accord.

Puis l’autre marché couvert près du stade, sur Confraternitad Oeste, il est à moitié déserté, mais pour les patates et les fruits c’est le mieux.

Beau petit marché aux fleurs le week end, et jours de festivos religieux sur la pont du rio Quilcay au bout de Fitzcarrald, enfin pas tous les week end, demandes sur place.

Laverie Blanchisserie

Servicios Liz au coin de Jose de la Mar et de Torre. Rapide, propre, sérieux quoi. Sinon sur Avelino Caceres, avant Brits, pareille. Et puis il doit y en avoir d’autres.

S’est bien en chaque trek de refaire le plein en fringues propres. Environ 5 soles le kilo.

Locutorios

Je suis toujours allé après avoir fait plein d’autres à celui de Parque Turistico qui fait le coin à côté d’un Tour Operator qui fait le margoulin, à éviter cui-là. Appels internationaux possibles, pas chers, les claviers et les ordis ne sont pas des ruines crasseuses.

Sinon pour internet il y a un petit locutorio tout tranquille sur la rue parallèle à Jose San Martin qui part en face du Brit´s, entre deux autres hôtels. Attention les claviers à Huaraz ne savent pas faire l’arobase, il faut faire [alt] et deux chiffres, tu demandes.

TRANSPORTS

Pour retourner à Lima
J’affectionne « Cruz del Sur », on le sait. Ils sont au coin de José de la Mar et de Simon Bolivar. Voir l’article qui leur est consacré. Si tu préfères une autre compagnie. Tu te démerdes tout seul.

Pour le fauché, au début de Tarapaca, 500 m au moins avant d’arriver au rond point avec Confraternitad Oeste, sur ta droite (coté opposé au rio) pas loin de la grande station service (on suit ?) il y a un gros terminal de Bus Cruiser Rosario ou Cavassa à deux étages. C’est au coin avec Pedro Villon. Les prix commencent vers 50/60 soles pour les meilleures places, puis au fur et à mesure que le bus se remplit, cela descend jusqu’à 23/30 soles. Le bus plein il part.

Et il y en a un autre derrière qui prend la suite. Autant dire que dès très tôt le matin ce n’est pas difficile ni cher d’aller à Lima. Par contre je ne sais pas où l’on arrive à Lima. C’est bien organisé, il y a un crieur placeur et l’aide assistant du bus qui part font la réclame et donnent les renseignements. Tous les péruviens viennent ici.

Pour les friqués, surtout les friqués pressés il y a une petite compagnie à gros coucous qui la navette de l’aéroport d’Anta (longue piste d’un petit aéroport style aéro club) à une dizaine de bornes au nord, un vol par jour le matin dans chaque sens. « LC BUSRE » a une agence sur Luzuriaga, un site web, faut payer en $, ce n’est pas la ruine pour un block siège non remboursable, s’y pendre pas mal à l’avance, on arrive direct à Chavez-Lima, ce n’est pas difficile d’y aller, l’hôtesse d’accueil est sympa et speak english.

Le seul problème, faut n’avoir pas plus de 15 kg tout compris. Pour faire des voyages-treks éclairs en groupe restreint, c’est le meilleur plan. Dans un commentaire suivra tout le tintouin.

Les bus pour la vallée des bleds jusqu’à Caraz

Par colectivo. C’est le mieux, le plus rapide, le plus confortable. Tu en prends un avec place devant, le must – passager chauffeur – mais faut faire vite. Ils sont tous au nord sur Fitzcarrald ou Fitzcarraldo on dit apparemment les deux, juste avant le rio Quilcay à droite. C’est bien organisé, faut demander à un crieur placier.

D’ailleurs les chauffeurs font aussi crieur pour remplir rapido rapido leur mini bus. Compter à partir de 5 soles puis plus selon la destination, les colectivos sont toujours un peu plus cher que les bus. A toute heure dès tôt le matin et avant le lever du soleil, mais c’est mieux le matin, parce que si l’on a une correspondance avec un autre colectivo pour aller à Vaqueria par exemple pour le Santa Cruz, faut prendre un des tout premiers.

Le terminal de Huarolino est un peu avant le gros terminal pour Lima toujours sur Tarapaca, ainsi que Rosario ou Cavassa. Mais si tu veux à tout prix prendre un bus au lieu d’un colectivo pour la vallée, démerdes toi tout seul.

Pour Chavin

Terminal en face du Brits sur Avelino Caceres. Il y a des colectivos, mais comme les colectivos sont des indépendants je ne sais pas où ils piochent leur passager à Huaraz. Demander. Mais à ce terminal il y a les horaires et une salle d’attente couverte.

La route est longue et cahoteuse, prendre de quoi boire, bouffer et se chauffer. Se mettre du coté droit pour prendre des bonnes photos de l’arrivée dans la vallée de Chavin une fois le tunnel passé. C’est la désolation cette route, on monte à presque 5000m, dépaysement assuré.

Avant le tunnel, une belle lagune à main gauche. A partir de là, la route est tout à fait pourrie. Elle aurait été faite en partie ainsi que le tunnel par les italiens, ils devaient avoir bien du fric à perdre, le Christ atroce crispé sur son picot au milieu de nulle part. Depuis aucun entretien sérieux, bientôt il va falloir un char à bœuf pour aller à Chavin.

Pour le Huayhuash

Deux compagnies qui démarrent très tôt le matin. Faut compter deux heures pour arriver à Chiquian, faut se couvrir parce que tôt le matin et passant la puña à plus de 4000 mètres on se les caille sans rigoler, givre sur les vitres attestant pour les incrédules. Puis à la bifurcation de Conococha on descend à « el Esperito del Peru », quelque chose comme cela que les poètes du coin appellent leur coin. L’une s’arrête à Chiquian, on change pour Llamac ou Pocpa, l’autre continue sur Llamac.

Transportes Paraiso, sur 28 de Julio, presque au coin avec Tarapaca, anciennement parce que maintenant Tarapaca c’est 27 de Noviembre, je dis toujours par erreur Taramaca, sais pas pourquoi, sans doute parce que je suis allé dans un bled qui s’appelle Taramaca, mais je ne m’en rappelle plus, tu rectifies tout seul. 10 soles le trajet, c’est donné. Tu prends ton billet la veille, tu choisis ton siège, prend celui juste derrière la porte, plus de place pour les jambes, cela permet de jaqueter facilement avec ceux qui montent ou descendent, c’est plus facile pour faire des photos, bien que le côté gauche soit mieux pour avoir la vue sur Chiquian et le Huayhuash au fond en arrivant. A Chiquian il fait le tour en commençant à s’arrêter à la place, puis repart.

Turismo Nazario, à un terminal informel au coin de Tarapaca et Confraternitad Oeste Nª 1436 coté rio en face du monument du rotary. Procédure idem, se renseigner sur les départs exacts, voisins de Paraiso mais part plus tard. A Chiquian arrêts puis il continue tout droit en traversant le bourg, sort pour Llamac par le bout où il y a le petit parc municipal. 25 soles pour le trajet jusqu’à Llamac. Faire attention, ils te refilent facilement un faux billet. Les proprios sont de Llamac, ils connaissent la musique avec les blanc-becs.

Taxis Moto-taxis

Pour se déplacer à Huaraz, si tu as marre de la trotte, tu hèles un tri-scooter. C’est pas cher, quelques soles, les mecs sont sympas, il n’y a rien à craindre à Huaraz, bien qu’il y ait peu d’andins, il n’y a pas de tordu, ou je n’en ai pas vu et puis il y a des uniformes partout.

La nuit ou très tôt le matin il y a toujours des taxis. Le jour parfois on est amené à partager son taxi, cela fait partie du prix par cher.

Ce sont des tri-scooter à cabine avec des décos pas possible. Les mecs connaissent tout et n’arnaquent pas ou si peu. Pas la peine de prendre une bagnole. Mais Huaraz est une petite ville, on peut tout faire à pied, t’es marcheur non ? Et tu n’oublies pas de faire la photo du tri-scooter, il y a en c’est de l’art d’art d’art.

Il y en a partout, un terminal d’attente au monument du Rotary à la jontion de Tarapaca avec Confraternitad Oeste, c’est pratique en descendant du Bus de l’un des terminaux du coin, t’as tout sous la main pour retourner à l’hotel, à moins du « BB my House » à un jet de lance pierre.

A voir à Huaraz

La place d’arme pour lire, chauffer sa carcasse sur un banc au soleil, mater les Huaraises, bof. Le petit musée municipal vaut la peine pour toutes les pierres sculptées qu’ils ont ramassées pour qu’elles ne soient pas pillées, quelques poteries remarquables.

Sinon souvent il y a de petites Ferias avec stands d’expo. sans prétention. Presque chaque semaine il y des processions d’école ou de collège dans les rues, sympas et belles photos de couleurs et déguisement.

Aux alentour une petite balade pour se dérouiller les mollets, le site de Wilcahuain en passant par El Pinar. Les chemins ne sont pas tout propre, mais c’est la vie. Redescendre avec un colectivo parce que le chemin du retour n’est pas motivant et passera dans des coins pas trop sympas de la banlieue nord de Huaraz.

Voila, c’est tout pour Huaraz et aujourd’hui, ça t’as plu ?

Une réflexion sur “Peru – Huaraz, le vrai Routard (2)

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