Perou – Cuzco (1) le vrai Routard

C’était une ville batie dans la conjonction de plusieurs vallées qui formaient le corps d’un Puma avec sa tête, sa queue et ses quatre pattes. C’est pour cela qu’elle était sacrée pour les Incas, ils en avait fait le nombril de leur monde.
Prendre de bonnes grolles, les trotoirs sont pourris comme les rues, parfaits casses pattes. Emporter toujours son PQ, cela sert à tout surtout à son usage principal, on en trouve nulle part en dehors des lieux où on l’achète. Les péruviens des villes ont tous un mobile, un peu moins ceux de la puña. On peut donc appeler tout le monde.

Taxis

Les taxis à l’aéroport, c’est la foire et l’empoigne. Le haut de gamme, les taxis noirs berlines genre limousines, 25 soles pour le centre ville. Les taxis blancs, moins classe, 10 à 15 soles. Pour le routard, sortir du hall des arrivées pour remonter au Hall des départs. Aux portes les petits taxis Suzuki qui viennent déposer les passagers en partance, un prendre un de ceux-là. Ils sont conduits par des andinos, souvent jeunes, pas trop truands, toujours dans le besoin, alors ces mecs ils te prennent 5 à 7 soles.

Ce sont des petites bagnoles sans amortisseurs, on monte devant et les bagages sur le siège arrière, fabrication locale d’un ancien modele japonais. Elles peuvent te mener assez loin si tu payes et si le mec à pas trop peur sa caisse, car ces bagnoles ce n’est pas autre chose. Sacsawaman ou Qenko par exemple pour les unijambistes.

En ville le tarif commun quelle que soit la course 3 soles, la nuit de bon matin, 5 ou 6 soles.

Bus

Chaque compagnie ou patron de bus est spécialisé sur une destination, si bien que l’on trouve plusieurs terminaux à Cuzco en dehors de la grosse gare routière de Santiago dédié aux longues distances.

 

Sur Tullumaya, c’est Pisac ensuite à Pisac on prend une correspondance pour aller plus loin.
Sur Grau, c’est Urubamba avec tous les arrêts intermédiaires comme Chincero ou Mara. Ensuite à Urubamba il y a une autre gare routière pas mal organisée pour continuer.
Sur Lanlacuyoc (près de la plaza Santiago), c’est Anta, on y vient à pied par le pont santiago qui enjambe Ejercito, sinon on demande un taxi.
Comment cela fonctionne, il y a dans chacun une « boleteria », une guicheterie en français, la nana prend un carnet à souche correspondant au bus en partance, elle inscrit ton nom te donne une place numerotée et te donne ton billet à présenter quand l’assistant du chauffeur le demandera. Le bus suivant si le patron est différent, elle change de carnet à souche.
Il a souvent un placier qui racole et qui aide et renseigne, toujours de bon services.
Si tu as des bagages tu les donnes à l’assistant qui les casera en galerie sous un filet s’il n’y a plus de place en soute. Si tu descends en cours de route tu avertis le gus pour les récupérer, t’as pas le droit de toucher tout seul.

 

Les départs commencent très tot le matin, 5 heures. Les bus sont pas chers mais très lents, trop lents parfois et pas confortables du tout. Aussi le colectivo est meilleur.
Pour Abancay, aller à la gare routière, voir l’article consacré à ce sujet. Départ à 6heures du matin et 20h30 du soir. Le dimnche, seulement le bus du matin.

Colectivos

Les véhicules sont généralement des mini-bus japonais souvent tout neufs, confortables et rapide comme une bagnole. Un poil plus cher que le bus, pas de quoi fouetter le chat, par exemple Urubamba, le bus c’est 3 soles (même si tu t’arrête à Chinchero) et le colectivo 5 soles. Comme eux ils sont spécialisés sur une destination mais n’ont pas de terminaux.

A Cuzco, souvent ils rodent près de ces terminaux, on demande. Sur la route, c’est bien simple, dès qu’ils voient un quidam ils klaxonnent, donc une bagnole qui te klaxonne ce n’est pas parce que tu as un beau cul, c’est pour te dire « j’ai encore une place de libre et je peux de prendre pour 5 soles ». Ils prennent n’importe qui avec n’importe quoi pour le caser n’importe où. On peut se retrouver à 10 avec une vieille et la chèvre dans le coffre le hayon arrière ouvert.

On peut très facilement les prendre en plusieurs correspondances, il y en a beaucoup surtout le matin. En fin d’aprés midi, ils vont dans le sens rentrée sur Cuzco. Ne pas hésiter à poser des questions et se renseigner auprès du chauffeur et des passagers surtout si l’on n’est pas sur de la destination.

Toujours demander en disant où l’on va le prix avant de monter. S’il n’y vont pas ils peuvent te déposer à un endroit où se sera facile d’en choper un autre.

 

Tiendas

Pouahh! Cuzco c’est un autre Lourdes, une nouvelle mecque à touriste ou routard en simili, grobos grobos tous fringués pareils. Suzana Baca, la belle chanteuse negro-peruvienne, la nouvelle ministre de la Culture songe à faire de l’ordre, y arrivera t’elle ? Et c’est cher. Horaires élastiques en gros de 9 à 13 puis de 4 à 8. Beaucoup restent ouverts non stop, en particulier ce qui est médical sur Belen. La meilleure pharmacie « InkaFarma » sur Sol à côté de tous les changeurs (alcool à 96º en 250cl ou litre, 5 soles le litre).

Une boulangerie-patisserie qui vaut la peine du déplacement, « Dolmus » sur Teatro derrière San Francisco, belles empanadas et tout de quoi se faire de bons casse-croutes et picnics.
Une tienda qui vend des sacs de voyage, au coin de Sol et Maruri, coté Sud.
Opticiens, au milieu de Ayacucho.
Locutorio et téléphone international au début de Procuradores.
Coordoniers sur Pampa del Castillo.
Quincaillerie, cordes, plastiques etc, rive gauche de Ejercito en regardant le nord.

 

 

Articles Camping-Rando-Trekking

Pour les articles de camping et de trekking, une tienda sur Santa Catalina Ancha, pas loin de la Bibliothèque (postes internet et journaux). La plus complête, parfois en rupture de cartouche de gaz Doite, compter 15 soles la petite et 25 soles la grande, c’est moins cher qu’à Huaraz. Sur Procuradores il y en a deux, la première à gauche en montant, la deuxiéme au bout à droite. Idem, pas mal de choses, surtout des fringues, doudoune et sac à dos. On peut leur louer des tentes et autres choses. Ils ou elles vont diront s’ils n’ont pas pour du disponible. ils se connaissent entre eux ou elles. Mais elles sont toutes petites, c’est pas Decathlon. Un réchaud s’appelle une « cocinilla », la tête coute 110 soles, toujours bargainer un peu.

 

 Superettes

Il y a trois « Mega » que je connais, l’un au coin de Belen et Matara Nº 271, l’autre sur Sol au bout avant sa jonction avec Tulumaya, et un dernier sur la rue du Marché de Wanchac, après le marché. On y trouve de tout, celui de Sol est plus spécialisé en camelote prisée par les occidentaux comme les bouteilles à sucette de 1 litre d’eau, les nouilles chinoises (fabriquées à Lima), les barres chocolatées. En face du Terminal des bus pour Urubamba sur Grau il y a un « Maxi », presque comme un Mega sans les produits ci-dessus.

Pour les pressés il y a « Gato » , une toute petite supérette, un peu plus chère que les Mega mais nettement moins que les vendeurs ambulants. Elle est sous les arcades sur le coté de la cathédrale en allant vers Santa Catalina Ancha.

 Marchés

Je n’en connais que deux. Celui de San Pedro est le plus accessible de la Place centrale on prend Marques Mantas et on va jusqu’au bout. C’est un marché couvert où l’on trouve de tout en particulier de bons fromages de la Cordillera. Les adjacences regorgent de boutiques où l’on trouve de tout en produits agricole. Faire gaffe à son sac dans le dos.

Mais le mieux c’est celui de Wanchac, de l’autre coté de Tullumaya, il est composé principalement de stands couverts spécialisés par produits, débauche de fruits et de légumes. Pour la quincaillerie et la petite ferronerie c’est là aussi.

Souvent le samedi à Santiago de l’autre côté d’Ejercito il y a une sorte de Week End Market, avec stands divers et variés qui présentent de tout. C’est le rendez-vous de la région pour ceux qui cherchent ce que l’on trouve pas ailleurs. Ce n’est pas la peine de venir avec sa garde rapprochée mais précutions quand même.

Centres Commerciaux

J’en connais deux, l’un sur Pachacutec, près de la Grand Rotonde à main gauche en la regardant. Produits de bazar, plusieurs stands vendant du matos de seconde main (fotos, etc) et deux trois boutiques vendant des CD de musique péruvienne remontant aux années 50, du bonheur.

L’autre près de San Pedro, beaucoup de stand de PD ou de batteries et de réparation de vente de matos fotos, mobiles et electronique. On peut y retrouver son appareil qu’on s’est fait piquer la veille.

Cela n’a que le nom et ce ne sont pas des galeries commerçantes comme on l’entend chez nous.

HOTELS

Pouah ! pour ceux de San Blas, faut être maso pour s’enfiler à chaque fois la foule de Triunfo et la raide Cuesta San Blas. Non décidement le coin le plus tranquille, le plus accessible des commerces et de tout ce qui compte dans le centre c’est au sens opposé, vers San Francisco, en plus le marché San Pedro est à côté ainsi que beaucoup de restos et de polleria fréquentées par les locaux.

Les hotels cela change tout le temps, et c’est la spécialité des guides papier, à croire qu’il n’y a que cela d’important. Si le premier hotel que tu trouves ne te conviens pas, tu changes, un hotel c’est bon pour la nuit, donc la chambre et la SdB oui faut que cela convienne, mais le reste … tu le paies pour rien.

Je ne donnerais donc pas d’adresse. Il y en a tellement que ce n’est en aucun cas un problème.

Restos

Les péruviens et les andins font un desayuno copieux le matin avec soupe puis plat de riz avec ou sans piment, le tout accompagné par un maté. La sauce est donné à part on s’en sert comme pour la moutarde. Le midi, heures et déjeuner comme en France, pas comme en Espagne. Le soir, la plupart des restos sont fermés. Toutes les bonnes adresses du GdR sont fermées le soir. Ils mangent plus léger le soir. Tu ne verras aucun péruvien dans les pizzerias à grobo-grobo qui pullulent.

Eviter les viandes, dures, frelatées, archicuites, bouillies et rebouillies puis frites, chères. La soupe au quinoa c’est très bon et sain, la seule viande bonne est celle donnée dans les soupes. Le cuy, voir mes commentaires sur Huaraz. Le poulet frit avec frites, très bon dans les pollerias.
Les gargottes pour Cuzquenos sur Belen sont pas mal et pas chère du tout. Idéales pour le desayuno et elles ouvrent de bonne heure, cela permet de se passer du repas de midi.
La « Quinta Don Luis » au début de Regional, une belle adresse pour de bonnes assiettes de chouettes spécialités locales. Elle est fréquentée par la classe moyenne ou plus. La salle est grande, belle et ensoleillée, la Cusqueña est grande fraiche et pas chère.
Très local et restos typique avec carte tout à fait cusqueña, sur Pampa del Castillo, la Chicharonia « Apu Koricancha », elle est ouverte le soir, parfaite occasion de faire connaissance avec un adobo, attention au rocoto qui allume, déconstipation assurée le lendemain matin.
Je ne fais plus les adresses du GdR. Fais comme moi.

Fuire les pizzerias, incontestablement le meilleur est dans les Chicherias et les pollerias. Pas mal dans le quartier de San Francisco.
Sur Choquechaca, la Quinta Eulalia mais ouverte de 11 à 16 heures, plus bas vers le coin avec la Cuesta San Blas, Jack, facilement repérable le soir, il y a un vétuste van VW qui fait pizza, menu très correct à prix routard, prendre la soupe de quinoa, les crudités comme partout au Pérou les manger avc la sauce d’Aji verde, cela te tue tout.
« Cocla » sur Meson de la Estrella est une parfaite cafette. Tenue par deux gonzesses top. La vioque s’occupant de la boutique vente de café et chocolat noir locaux, ils viennent de coops à Quillabamba. Bons produits, un peu chérots. Pas encore trop fréquentés par les grobos grobos.

La Cuzqueña toute petite coute 5 à 6 soles, alors prendre du maté de coca ou de thé noir local, pas mauvais.

BTC

Tout n’est pas à voir à Cuzco, alors les Boletos package … C’est mieux de ne choisir que quelques sites, ceux qui plairont comme Sacsawaman et le Mueso Precolombino, payer à l’entrée, le reste aux tours opérateurs.

L’office de tourisme est au début de Marques Mantas et sur Santa Catalina Ancha à côté de la Bibliothèque où l’ambiance est sympa.

Places et squares

Les placetas (petites places) sont de loin plus sympa que la grande Place centrale (Plaza de Armas). Elles sont souvent bien ombragées avec des bancs dessous, en particulier San Francisco qui commence à être découvert par les Anglo-saxons, et Regocijo. Hotels sympas et doux en prix aux alentours.

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