Mallorca – GR221 ETAPE 2/5 variante serra d’alfabia

COLL DE L’OFRE – COLL DE SOLER – VALLDEMOSSA

Belle journée mais journée de merde.

Toni dans son site dans « travessa 2010 » fait sa 2eme étape de « Mola de Planicia » à « Font des Noguer » passant par le Teix, le coll de Soller, et la sierra d’Alfabia. Irréel, à moins que le passage par le Cornador soit grandement facilité par le long chemin jusqu’au Gran Cornador et à descendre dans ce sens jusqu’au torrent de l’Ofre, même si l’on doit remonter le col de l’Ofre en partant d’assez bas, et puis le raccourci par le barranco pour faire plus court que les interminables méandres de la petite route qui va aux antennes. Un seul jour, quand même j’ai du mal à le croire n’étant moi même pas un « bosc mallorquin » dans les 40 balais.

En sens inverse, la Sierra d’Alfabia c’est beaucoup plus long mais c’est fabuleux, facile en orientation cependant cheminement très lent et assez dur. Du col de l’Ofre le début est aisé et facile à trouver, puis cheminement par les crêtes et les petits plats sommitaux. Mais alors quel casse pattes c’est dès que l’on y arrive, à cause des reliefs karstiques. Et l’on a intérêt à ne pas s’en casser une sinon l’ on est le dessert assuré de la dizaine des « buitres » qui te cerf-volent au dessus de la tête salivant du bec.

Pas de balisage possible

Il faut avancer et s’orienter à l’estime au flanc puis la crête large au début. A partir du « Pas de na Maria » puis le « Puig des coll des Jou » c’est un peu plus et même beaucoup plus de l’équilibre, la crête n’est plus large du tout et les blocs sont très gros, presque de la varappe. Ça et là quelques cairns épars et difficiles à deviner toujours à suivre, cela guide parfois.

C’est pareil une fois arrivé au plat de 1050m qui fait la jonction avec la crête du Cornador, quelques rares cairns. Au Puig d’Alfabia, une grande balise géodésique, on suit un léger sentier très utile pour descendre la chênaie clairsemée et trop herbeuse. Puis on atteint la clôture des antennes, un chemin de tracteur la suit tout le long, une bifurcation à droite qui remonte aux antennes pour se joindre à la petite route asphaltée.

On peut préférer continuer par la piste forestière très sympa et fraîche sous les chênes verts de la crête du sud ouest, elle tourne à gauche puis descend pour se joindre à une route forestière, la prendre à droite et rattraper la petite route asphaltée.

Pour éviter tous ses lacets, et si l’on est plutôt genre casse-cou ou fervent inconditionnel du canyoning, dès la première courbe à gauche une fois passé les premiers lacet, prendre le chemin forestier à droite. C’est facile, à une cinquantaine de mètres on tombe sur l’épave d’un petit Suzuki/Isuzu 4×4 abandonné volé.

A gauche à la première bifurcation, qq. centaines de mètres avant le cul de sac, descendre un vestige de sentier de mulet qui va à une vieille terrasse d’olivier abandonnée, sinon direct à travers un fouillis de rochers.

Au barranco une clôture à suivre presque jusqu’au bout. C’est un barranco vraiment pourri, quelques chutes pas faciles à passer avec le sac à dos. Si l’on n’est pas trop bruyant on peut voit pas mal de chèvres sauvages avec leur cabrito, les chasseurs ne doivent pas avoir les couilles de descendre jusqu’à là. Elles y sont pénardes et l’herbe rare est tendre.

Et puis à seulement une cinquantaine de mètres de la petite route, l’impossible. Une cascade en apic de près de 10 mètres. Si l’on n’a pas de corde, remonter la gauche (ouest) jusqu’au jour que fait la crête, la passer à cet endroit le plus bas, celui qui a l’expérience des sentes de chasseur va trouver le sentier qui se devine à peine et qui va remonter en amont au pied du ridge. On passe une vieille chaise cassée en plastique, preuve qu’ils aiment leur petit confort pour ne pas se fatiguer au poste. On longe le bord de la falaise sur bien 200 mètres pour enfin pouvoir redescendre un contrefort et atteindre la petite route et le pont du barranco. Sûrement il y a un meilleur passage, mais on ne doit pouvoir le trouver qu’en sens inverse, sinon je vois mal car le relief est pépère et pas sympa.

Compter la journée pour arriver au col de Soller.

Le premier resto-bar est au col – km22, il est tenu par un couple d’allemand d’age moyen pas aimable pour un rond. En hors saison ils ouvrent seulement de 11h à 18h, leur robinet n’a pas d’eau alors ils te vendent la bouteille d’eau minérale qui est embouteillée à pas 500m deux ronds, en plus ils ferment le lundi et le mardi, tout quoi pour les éviter et se passer d’un bon demi pression.

Un autre cafet-bar plus loin le « Chillout » plus sympa, puis le lacet pour aller à gauche à l’impasse qui conduit à l’entreprise de mise en bouteille de la « Font des Teix » où s’initie le chemin des « cases del rei sancho ». Au bas du deuxième lacet c’est la fontaine de la reine directement dans le mur de soutènement de la route, elle n’a d’eau que de sept-oct à mai.

L’entreprise de mise en bouteille ferme en principe toujours sa barrière, hors saison de chasse on peut être toléré à passer. Dans la négative, une cinquantaine de mètres avant, passer à gauche une barrière en grillage et monter l’allée asphaltée qui va à un vieux hangar agricole, continuer jusqu’au bout jusqu’à la clôture du domaine de chasse, passer le haut grillage à droite au niveau où le goudron se termine, la route forestière du Rei Sancho est juste là de l’autre coté de l’arroyo.

On est dans LA de société de chasse du Teix qui fait 18000 hectares, dont les sociétaires sont les « bobos mallorquines », des tueurs de chèvres (en espagnol un bobo est un trisomique), des vrais tarés de la gâchette souvent insuffisants à la braguette. Ils appellent leur jour de défoulement « dia de caza mayor », des samedis où ils peuvent se la dégrafer. Dans l’île lorsque les domaines sont clos et agréés ils peuvent tirer toute l’année, alors faire gaffe, toujours et partout, car TOUT est clôturé à Mallorca. En principe si l’on évite les fins de semaine de septembre à mai, on doit pouvoir prendre la route forestière du Roi Sancho jusqu’au plat du Teix sans avoir le risque de se prendre une bastos ni se faire virer comme un SDF. Une autre solution, la faire de nuit.

Le chemin est beau et surtout c’est un sacré raccourci pour atteindre Valldemossa avec le refuge des Cairats en amont qui grâce à son porche est le meilleur coin pour se pieuter. Sinon, descendre par la route à pied ou en stop jusqu’à Soller, puis rejoindre le GR pour Deia.


3 réflexions sur “Mallorca – GR221 ETAPE 2/5 variante serra d’alfabia

  1. Hello Mayake
    Attention, sur les crètes d’Alfabia, quand ça souffle, c’est du sérieux. 132km/h ce 29/12/2014…

    Wren

  2. Vous êtes allés jusque la-bas ? Je vous l’avais dit qu’il y avait du vent à craindre sur les plateaux. Mais cette semaine passée cela a vraiment été exceptionnel de merde partout. Surtout le 27 et le 28 en flotte ou neige puis énormément de vent et du gel les jours qui ont suivi. Je suis peiné pour vous. C’est sincère. Mais la montagne, même si elle n’est pas bien haute, c’est la montagne. C’est elle qui règne.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s