Cap-Vert – Traversée de Santo-Antao – J4

CaboVerde2013-E-00 Santo-Antao carte J4.

Départ Figueiras de Cima 8h
Arrivée Cruzinha 16h ½
Cheminement désagréable et difficile à cause température+moiteur
Peu de brises thermiques
Pas de Brume
Humidité 50% début matin
Humidité 70%-90 ensuite
Température douce 25º le matin
Plus élevée à midi 30º
puis très élevée 33-34º

La première partie du trajet est agréable. En fait dès que l’on passe dans le bassin de l’autre ribeira, celui de la « Ribeira Alta », on est sans cesse en forts dénivelés, soit positifs, soit négatifs, dans des conditions de moiteur infernales.

Autant la descente le long de la Ribeira Figueira fut agréable, autant la Ribeira Alta, puis le Chupador et enfin la descente finale et la mer sont désagréables. Cette journée est pour moi la moins agréable de toute la traversée malgré quelques beaux panoramas.

Aucune difficulté particulière pour l’orientation. Le chemin est pavé tout le long jusqu’à l’oued final et le bord de mer. Il est de belle qualité, à l’égal des dénivelés. Ne pas sous estimés ceux-ci, si en absolu ils ne sont guère supérieurs à 500m, ils sont successifs et interminables, surtout celui qui fait monter du fond de la « Ribeira Alta » au « Chupador ». C’est sans fin sous le méchant soleil de midi. On peut s’arrêter et s’acroupir au peu d’ombre que font les murets et se réhydrater, puis quand même apprécier le formidable panorama sur toute la Ribeira Alta et son village coincé en bas.

Le plateau sommital du Chupador n’est qu’un répit avant sa descente, qui est belle il faut le reconnaître, dans la « Ribeira do Inverno ».

Dans le lit de cette Ribeira do Inverno (je ne sais plus si j’ai bien lu : inverno ou inferno) je ne sais si tout a été emporté ou si les portugais n’ont rien fait, il n’y a pas de chemin. Il faut donc suivre l’oued dans un bordel de blocs et de rochers sur plus d’un kilomètre. Et puis à l’embouchure on va longer la falaise en bord de mer par une « plage » de gros galets, de plastiques, de vieilles tongs et de bouteilles vides. Dégueulasserie totale aussi bien pour les yeux que pour les chevilles. C’est sans fin. C’est vraiment ce qu’il manquait pour terminer cette journée de merde.

Mais non, on n’est pas encore à la lie. Il va falloir remonter sur Cruzinha-city. Il faut prendre une sorte de rampe, celle qui permet aux bagnoles d’aller au cimetière de la ville séparé d’elle par une cuvette de sable et de grave d’où une eau glauque ressurgit après avoir drainé en amont toutes les saletés de « Cha da Igreja ». Puis le front de mer et la pension-resto Sona-Fish autant avenante que ses deux tenancières sont souriantes.

Il faut se dire alors que l’on est en vacances et qu’il faut regarder du bon coté. Donc on commande la bouteille qui est tout au fond de la glacière. On se déchausse quitte à enfumer les donzelles. On sort sont plus grand sourire et sa tasse pliante Raidlight. Et vite on recommande la bouteille de bière qui était à coté de la vide quand elle était encore pleine au fond de la glacière. C’est 120CV€ le soda, 150€ la super-bock.

La chambre est correcte, la salle de bain aussi mais commune. Il n’y a pas de bouchon au lavabo, c’est coton pour laver. Les chiens des voisins sont pas mal gueulards et ils n’arrêtent pas de la nuit. Si tu pars de bonne heure, dis le pour le petit déjeuner, car les tôlières n’habitent pas ici. Il y a peut être mieux à Cruzinha pour dormir.


4 réflexions sur “Cap-Vert – Traversée de Santo-Antao – J4

  1. Alors je ne regrette pas que nous ayons choisi de partir vers l’est à Salto de Preto !

  2. Oui, mais cela y va aussi, et je ne suis pas certain que monter par Cha da Igreja, Horta da Garça et Lombo de Cruz soit beaucoup mieux. Si tu l’as fait dis nous ce serait intéressant surtout pour ceux qui vons suivre, ils auront tout pour bien arbitrer. Un tout petit topo, serait très sympa, si tu pouvais.😉

  3. Une fois là haut, nous ne sommes pas redescendu. Nous avons suivi la ligne de crête jusqu’à Espongeiro. Nous avons trouvé le temps de monter au Gudo de Cavaleiro. Le chemin est pas trop facile à trouver. Il faut monter vers l’antenne et bifurquer vers la gauche quand on voit que c’est faisable. Après, c’est tout droit. Avant de partir vers le sommet, il faut faire un crochet vers la droite pour surplomber les deux cirques que l’on vient de traverser : splendide

  4. Ah oui, je vois. Vous êtes restés sur le « plateau central » qui n’est pas un plateau. Cela fait aussi une bonne trotte. Le Gudo, on m’avait dit que c’était bien. C’était dans mo projet du tout début d’y faire un « saut » en passant par le Maroços puis redecendre la Ribeira de Garça. J’ai finalement opté le direct pour Figueiras de Cima.
    En tout cas, votre trajet, c’est la vraie « diagonale du grogue ».

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