Cap-Vert – Traversée de Santo-Antao – J7

CaboVerde2013-J-00 Santo-Antao carte J7.

Départ de Cova 7h
Corda et Delgadim et retour 8h
Pico da Cruz 11h ½
Selada Silvao 15h ½
Janela 17h ½
Pharo 18h
Nuages montants toute la journée et forte moiteur ensuite sans brise thermique
Humidité 70% puis 90%
Température à midi 30º
Très élevée après midi 35º
Nuages d’altitude au Sylvao

Départ de Cova après une nuit sympa tranquille et fraîche.

Juste pour voir cette célèbre route de Corda, marche jusqu’à Espongeiro, un pick-up en stop, une chance qu’il allait à Ribeira Grande chargé de manœuvres. Descente à Delgadim pour cet étroit passage aérien. Les cirques de Coculi et de Ribeira de Torre sont noyés dans les brumes, dommage. Re-Stop pour le retour vers Cova. Pas long à attendre, un colectivo et 200CV€ le passage.

Retour donc sur cette route circulaire dont la première partie est détruite ou peut être n’a jamais été pavée. Puis dès le hameau du bivouac de cette nuit, elle est parfaitement pavée jusqu’à son embranchement avec la route de P.N. et celle du Pico de la Cruz. Tout est pavé dans cette partie de l’ile.

C’est une promenade très agréable dans la fraîcheur du matin et à l’ombre des pins. Ce sont sans doute des Pins des Canaries, quelques tuyas, puis quelques cyprès pour ne rien gâcher. C’est un total changement de paysage en regard des journées précédentes. Les panoramas sont boisés et la vue sur Porto-Novo avec les quelques cratères côtiers est magnifique sous le soleil levant. Deux points de vue extraordinaires sur la Ribeira do Paul et les lacets de la veille, parfois c’est bien dégagé. On remarqque les endroits où les deux autres passages de la bordeira débouchent sur cette route du Pico da Cruz. Le dernier est tout près du village. On suit tout le long une ligne de crête assez plate et régulière. Elle va être bonne cette journée.

Le village de Pico da Cruz s’est coincé dans une passe boisée. Il doit y avoir qq. résidences secondaires appartenant à des gens de la côte. C’est joli comme tout. La mercearia de mama Manuela est à l’entrée sur la droite. Tout un tas de commères sont là à papoter dru. Cela s’envole à ton arrivée. Elle te propose tout de go une petite et une grosse bouteille de Coke. Tu prends la grosse quasiment glaciale pour à peine le prix de 2 petites. Elle va durer dans son sac isolant, encore un bon bout de l’après-midi. Heureusement car le cagnard va se trop vite se pointer.

La route pour le Silvao (dire le Sylvain), Mama te l’indique bien, s’est facile, il n’y a qu’à descendre à droite un peu plus loin. Elle est abasourdie que tu ailles à Janela dans la journée. Encore plus quand tu lui dis que tu es parti ce Lundi de Tarrafal. Elle en aura à raconter aux copines.

La route pour le Sylvain est encore plus agréable, surtout dans sa partie pavée, que tu quittes à l’épingle à cheveu. À l’épingle, c’est tout droit, il y a le raccourci qui va jusqu’au petits lacets qui permettent de monter à cette longue crête qui serpente jusqu’au Sylvain et à la « Selada » du susdit. Un peu avant on est passé par une source avec abreuvoir dont l’eau semble bonne.

Le chemin de crête est extrêmement agréable avec une vue de chaque coté, en passant par de petites fermes et des champs de maïs et patates en terrasse. Aucune difficulté pour t’orienter bien sur.

A un moment on quitte la crête pour passer un éperon rocheux par le bas. Belles flore au nord. Ne pas croire que c’est déjà la « Ribeira de Penede ». Il reste encore une heure de marche pour atteindre la Selada. Une fois que l’on y est, on se dit que les Portugais étaient des mecs vraiment frappés. Les derniers lacets de cette bordeira sont vertigineux. Les premiers lacets, ceux du bas, sont absolument remarquables dans leur assemblage. Quand on descend dans la ribeira on peut admirer des villages abandonnés dans l’ état. C’est le Pérou : les villages, ceux du Chokequirao, les pavés, ceux du « capaqnan », la langue, aussi confuse pour moi que du Quechua. Et puis c’est la descente jusqu’à la mer dans une ribeira tropicale. Le grand pied.

Arrivé dans le lit de la Ribeira, le chemin disparait parfois, emporté par des crues passées. On retrouve quelques marquages jaunes et blancs aux passages importants. Identiques aux rares que l’on a pu voir en haut. Puis apparaissent les premiers hameaux. Comme à mon habitude j’ai choisi la levada au chemin. Elle passe par champs et maison et le rejoint dans un petite cascade. A l’avant dernier hameau avant la route, on peut se reposer à la terrasse d’une gentille mercearia. Puis ce sont de grands radiers édifiés pour ralentir les flots et ne pas emporter la route goudronnée.

Un grand réveil par une grande claque en arrivant à la route goudronnée. Misère et crottes de chien. C’est seulement parce que c’était un engagement personnel, que j’ai continué les petits kilomètres pour monter à la pointe du phare, pour me dire que je suis allé à l’autre pointe de Santo-Antao et avoir fait la diagonale de l’ile. Le phare du début de l’autre siècle est démoli dans un abandon total. On a refait les marches avec un grand pour y monter. On se demande pourquoi.

Fin de cette journée, grande et belle balade. La plus agréable de toute l’île et l’une des plus belles sans conteste. Paysages fantastiques. Bordeira et Ribeira qui le sont non moins. Même si peu de gens ont été rencontrés en haut, il est vrai que c’est la saison des cultures, tout le monde est aux champs. En bas, en cette fin d’après-midi et de la semaine c’était la fête qui commençait déjà.

Comme ils aiment tellement le dire, les bobos, « Que du bonheur ». Non, moi, plus modestement, je dirai « Phénoménale », cette étape. Il n ‘ y a qu’à voir le nombre des photos prises. j’en ai pété mes Salomon. En fait, les semelles ont explosé dans la descente de la « Bordeira do Norte ». Cela m’a même gêné par la suite dans le Salto-Preto, puis la Ribeira de Penede, par un manque certain d’adhérence. Je n’ai pas voulu coupé les morceaux décollés. Je crois que c’était sage. Dommage, ces chaussures me plaisaient bien.


.

8 réflexions sur “Cap-Vert – Traversée de Santo-Antao – J7

  1. La même à l’envers. Je confirme, c’est magnifique ! Parfois un peu limite pour ceux qui comme moi craigne un peu le vertige !!!

  2. Ça, cela me fait plaisir. On a les mêmes goûts. Ouaihhh ! Question vertige, cela décoiffe quand même un peu plus que la Bordeira do Paul. Quelle est belle cette Montée de la Ribeira de Penede, aussi bien le bas dans la ribeira, que la partie pavée du bas et puis ces lacets qui s’accrochent en haut. Le plus impressionnant je crois que c’est la descente, quand tu te positionne au départ de la selada, avec les petit calvaire et les fleurs qui ne sont pas là pour te rassurer du vide. Il y a du y avoir quelques décès, c’est sûr.

  3. Et puis ensuite le chemin de crête et puis la route pavée de Pico da Cruz à Cova qui ont êté ce que j’ai trouvé de plus agréable de toute l’ile. Avec en plus des paysages superbes de chaque coté, pas de grandes difficultés, plein d’ombrages et des bois magnifiques maculés par des lantanas couleurs fluos.

  4. oh la la que ça donne envie, ça a l’air magnifique! je crois que je vais commencer mon voyage à Santo Antao par là (sauf si tu me conseilles de commencer plutôt par le côté de tarrafal). Du coup si je commence par là, tu me recommandes d’aller où en arrivant de Porto Novo? quel village ? Toi et Stephan parlez de vertige et de risque de chute…et il se trouve que si j’aime randonner, je n’ai pas une très grande expérience, et surtout j’ai peur dans les descentes..;c’est vraiment risqué?

  5. Oui si vous pouvez commencez par la. Mais attention si au début ce n’est pas difficile de suivre le chemin après on est dans les cailloux. Et puis pour prendre la direction des escaliers et la montée, c’est tout au fond à gauche. Il y a des marques de peinture mais pas de balisage. Attendez à vous à qqch de sévère en dénivelé mais vous serez récompensés. En haut c’est tout facile, et c’est le plus vert et arboré de toute l’ile. La carte est bonne pour ce coin. Partir très TOT le matin et prendre son temps. Si vous n’êtes pas très sportifs faites cela en 2 jours en prenant de la bouffe et de l’eau. Pas de tente inutile. La ville c’est Janela. C’est pauvret- non touristique- authentique.

  6. Je vais faire comme tu m’as dit dans l’autre message : prendre un colectivo de Porto Novo, aller à PN Janela, dodo et hop, lendemain matin c’est parti ! tôt euh..ça veut dire quoi pour toi Mayake…7h du mat? (tes majuscules me font penser que c’est bien avant!!🙂
    et là-haut, y’aura des endroits où dormir dis?

  7. Janela (J’ai écrit PN pour Porto Novo) est au bord de mer, il y a une petite marche pour arriver au carrefour et prendre la direction de la Ribeira. Le jour doit se lever vers 5 heures vers 7 heures si je me rappelle bien. TOT cela veut dire qu’à 7 heures vous devez être partis depuis une petite heure. Cela doit être bien 7 heures. Car dès midi il va faire chaud chaud. Vous vous couchez de bonne heure c’est tout. Attention il y a plusieurs heures de décalage avec la France.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s