Camino Primitivo en 6 jours (3)

L’avantage quant on fait de grandes étapes, c’est que l’on rencontre peu de monde, puisque l’on marche en dehors du créneau des autres, et que l’on est peu, très peu même à faire pareil. De facto on se reconnait rapidement et le rapprochement se fait aux étapes, pour partager auto-émulation et émotions à l’effort. Car il ne faut pas se cacher c’est quand même dur de faire 50 bornes avec des dénivelés. Ce sont de belles rencontres fugaces mais intenses.

Jour 4 – Berducedo / Fonsacrada (50km)

Partir de bonne heure et d’un bon pas avant la horde des coureurs à pied. Se préparer après Mesa à une montée en faux plat interminable, puis à une descente casse-gueule en diable dans sa première partie.

Se régaler les yeux des derniers beaux paysages et panoramas surtout ceux en aplomb du lac de retenue et de sa vallée, car ce seront les derniers.

Après le barrage et « Grandas de Salime », bof. Même le col de « Venta del Acebo », dont l’hospital est toujours ou presque fermé, ce n’est pas grave car c’est sinistre, aussi bien l’auberge que le coin. Enfin la très courte mais très raide montée pour Fonsacrada. On trouvera de tout à Fonsacrada.

Jour 5 – Fonsacrada / Bascuas (50km)

Rien de spécial à en dire. Le début est bien, on passe dans de beaux bois, bocages et fermes isolées. Et lorsque que l’on va descendre après Vaqueriza, ce sera le plateau de Lugo. Cela sent la fin. A O Cadavo j’ai vu un vol de cigogne cherchant sa croute dans un pré presque dans le village, émouvant. CastroVerde est horrible. Dernier plein d’eau à la fontaine en sortie de ville, car ensuite, il n’y a plus rien, ou du moins je n’ai pas vu.

Je me suis arrêté dans une maison communale désertée pas encore trop saccagée en sortie de chemin, voir la trace GPS. C’est cool pour nettoyer, faire le tri et ranger ses affaires avant Lugo. Car demain c’est fini, et il faudra partir de très bonne heure pour prendre le train de Madrid de heures.

Jour 6 – Bascuas / Lugo (10km)

Rien à dire, sinon qu’il n’y a pas trop de goudron, l’itinéraire a bien été choisi. Ensuite à Lugo, au choix, on rejoint le « Camino Frances », ou comme moi on rentre. La gare est juste à cette entrée de ville sur la droite. La cafétéria de la gare est pas mal du tout, cool bonne et pas chère. La serveuse , cool, bonne et je n’en sais pas plus. Si l’on prend son billet au dernier moment, la 2eme classe sera peut être toute vendue, donc surcoût en « preferente » cela fait mal le billet. C’est le seul moyen de quitter Lugo.

Madrid et ses gares

Quelques mots sur les gares et transferts inter-gare Madrilènes. C’est un peu mieux organisé qu’à Paris, même si les voies ont des écarts différents. On arrive à « Chamartin », l’équivalent de la gare du Nord. Si l’on va sur la cote Méditerranée, c’est Atocha, l’équivalent de la gare de Lyon.

A Chamartin prendre un train de banlieue qui fait arrêt à « Atocha », quais aux numéros 1 à 15 environ, les panneaux lumineux sont ok. Sortir par la grande sortie à Atocha, on présente le code barre de son billet « combinado cercanias » de Lugo-Madrid à un portillon spécial.

Puis la gare des grandes lignes et des TGV de « Puerta de Atocha » est à gauche en sortant dans le grand hall commercial. Le niveau haut est pour les départs Barcelone et compagnie. Valencia et compagnie est au niveau bas. Contrôles des bagages et de la culotte à chacun des deux.

Quais d’attente impeccables avec prises, wifi et transats.

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