Albanie – Le Futé pas très Routard

Les ressortissants de l’espace Schengen sont dispensés de visas pour se rendre en Albanie. Les voyageurs munis d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport individuel en cours de validité suffisante pour le séjour sont dispensés de visa pour un séjour ne dépassant pas 90 jours.

Albania FlagRepublika e Shqipërisë en albanais.

  • Monnaie officielle : le lek (ALL).
  • Capitale : Tirana (770 000 habitants).
  • Superficie : 28 748 km2.
  • Population : 2 821 977 (2011).
  • Densité : 98 habitants/km2.
  • Divisions administratives : 12 préfectures (qarku ou prefekturat), 36 districts (rrethe) et 309 municipalités (bashki ou komunat) regroupant elles-mêmes plusieurs villages (fshatrat). Une réforme devrait réduire de moitié le nombre de divisions administratives en 2014-2015.
  • Dimensions maximales : 340 km du nord au sud, entre 75 et 150 km d’est en ouest.
  • Frontières terrestres : 772 km, soit 282 km en commun avec la Grèce, 151 km avec la République de Macédoine, 112 km avec le Kosovo et 172 km avec le Monténégro.
  • Façade maritime : 362 km.
  • Point culminant : le mont Korab, haut de 2 751 m.
  • Fleuve le plus long : le Drin, long de 280 km.

Il n’y a pas de décalage horaire entre la France et l’Albanie. Les deux pays passent à l’heure d’été et d’hiver en même temps. Cependant l’heure solaire est en avance de 2 heures.

L’Albanie est un pays essentiellement montagneux. L’altitude moyenne est ici de 708 m (deux fois supérieure à celle de l’Europe !) et le point culminant du pays, le mont Korab, s’élève à 2 751 m. Les montagnes albanaises sont relativement jeunes et font partie des Alpes Dinariques, prolongement vers le sud-est de la grande chaîne des Alpes. Compactes et souvent difficiles d’accès, elles ont longtemps servi de refuge au peuple albanais à la fois contre les maladies endémiques des plaines et contre les envahisseurs. Aujourd’hui, la très grande majorité des Albanais vit dans les plaines à proximité du littoral.Albanie bunker
Le drapeau albanais. Vous ne pourrez pas le manquer tant il est omniprésent à travers le pays. On le décline également en T-shirts, en porte-clés, en cendriers et autres… Le drapeau national de l’Albanie présente en son centre un aigle à deux têtes sur fond rouge. L’un des plus anciens d’Europe, ce drapeau a pour origine le sceau de Georges Kastriot Skanderbeg, cet Albanais qui mena la révolte contre l’occupation ottomane au cours du XVe siècle. Il a été adopté par les Albanais lors de leur accession à l’indépendance en 1912 et hissé pour la première fois à Vlora. Un monument marque d’ailleurs cet événement à Vlora, sur la place dite du Drapeau (Sheshi i Flamurit). Depuis 1945 et sous le régime communiste, le drapeau comportait une étoile rouge à cinq branches. Le drapeau actuel reprend l’original (sans étoile) et a été adopté officiellement le 7 avril 1992.
La Mafia Albanaise. Lire cet article d’un site Kosovar, c’est ou non Albanophile mais écrit à Belgrade donc savoir faire la part des choses.
Bunkers. Les bunkers font véritablement partie du paysage albanais. Estimés à plus de 700 000, ils sont disséminés un peu partout dans les campagnes et sur les bords des routes, principalement sur le littoral et aux frontières. Ces vestiges de l’époque communiste ont pour la plupart été construits dans les années 1970, après que le pays s’était retiré du pacte de Varsovie. Ils étaient destinés à protéger le pays d’une éventuelle invasion. Laissés à l’abandon, certains d’entre eux ont été reconvertis pour le stockage de l’alimentation du bétail ou parfois même de restaurants, et servent fréquemment de lieux de fête pour la jeunesse. On dit même que nombre d’Albanais y auraient perdu leur virginité… De nos jours, ils constituent une source de revenus non négligeable : une fois dynamité, on peut récupérer jusqu’à 200 € en vendant le fer et l’acier coulés dans le béton armé.
Transports. Trajets en bus à partir de 300 lek (Tirana-Shkodra par exemple). Les trajets les plus longs, tels que Tirana-Saranda, n’excèdent pas les 1 500 lek (aller simple). Les bus coûtent en général un peu plus cher que les minibus, mais sont aussi plus confortables. Quant au train, dont le réseau est limité, il ne coûte quasiment rien, mais s’avère extrêmement lent.
Hôtels. de 3 000 à 4 500 lek (de 20 à 30 €) pour une chambre double standard. A Tirana, à Durrës, à Vlora et sur la Riviera albanaise, compter deux fois plus, ce qui reste très raisonnable.
Repas : pour un snack, il faut compter de 50 à 150 lek, pour repas sur le pouce de 300 à 400 lek, pour un repas complet au restaurant, de 600 à 1 500 lek.
Visites. Musées de 100 à 300 lek.
Photos anciennes et textes historiques en anglais

Les Albanais

La population est à majorité albanaise (plus de 80 %). Il a plusieurs minorités : Grecs, Valaques, Roms, Serbes, Slavo-Macédoniens, Bulgares, Monténégrins, Bosniaques et Gorani.
Age moyen : 28 ans (l’une des plus jeunes populations d’Europe).
Espérance de vie : 77,6 ans en moyenne à la naissance, 75 ans pour les hommes et 80,5 ans pour les femmes.
Religions : principalement l’islam (sunnite en majorité) et le christianisme (Eglise orthodoxe d’Albanie, Eglise catholique romaine et protestantisme). Aucune religion officielle.
Langues parlées. l’albanais est la langue officielle. Dialectes albanais, le tosque et le guègue sont parlés respectivement au sud et au nord du pays. Localement, dans les zones reconnues, les minorités slavo-macédonienne et grecque peuvent utiliser leur langue sur les panneaux routiers, par exemple.
Fête nationale : elle a lieu le 28 novembre (indépendance en 1912).

Nom des habitants : Albanais, Shqiptarët en albanais (littéralement  » les aigles « ).
Moeurs. Une autre source de difficulté provient d’une vieille habitude locale consistant à accompagner le  » oui  » d’un mouvement de tête de gauche à droite et le  » non  » d’un hochement de tête. Une pratique traditionnelle désormais en concurrence avec la pratique occidentale qui gagne du terrain !
La soeur. C’est le grand sujet tabou ! Attention à ne pas se fâcher avec un frère ou un père, qui sont très protecteurs… Même s’il n’est plus rare pour les jeunes filles de montrer des tenues aguichantes sur les avenues principales des grandes villes. Il s’agit là d’une pratique autorisée par l’anonymat et qui ne doit pas forcément être interprétée comme une invitation à faire connaissance. Depuis 1990, on assiste à un léger relâchement des contraintes sociales, mais qui ne concerne ni tout le pays ni toute la population. Il faut savoir qu’ici les liaisons des jeunes filles sont l’affaire de toute la famille (certains mariages sont encore arrangés).
Les hommes s’embrassent assez facilement. Ainsi, il n’est pas rare de voir un automobiliste embrasser le policier qui, après une longue discussion, a renoncé à lui coller une contravention. Le contact physique est bien toléré, et l’on vous prendra assez facilement par le bras pour vous accompagner.
Moustache. Même si les jeunes hommes urbains n’affectionnent plus la moustache, cet attribut pileux traditionnel demeure très courant en milieu rural ou chez les hommes d’un certain âge. Preuve de l’importance historique de la moustache dans la société locale, la langue albanaise compte 27 termes pour en décrire les différents types ! Pour exemple, une fine moustache se dit  » holl « , tandis qu’une moustache fournie se dira  » madh « . La moustache de l’adolescent est  » dirs ur « , tandis que la moustache tombante est  » varur  »
Faire / Ne pas faire Les règles de vie et le code de la politesse albanais sont complexes, à l’image du passé et de la géographie du pays. Les grandes villes et le littoral donnent l’impression d’être occidentalisés, le Sud est méditerranéen (influence et présence grecques), le Nord est un pays de montagnards où subsistent des traditions ancestrales, malgré la présence ottomane et l’influence de trois religions qui ont contribué à brouiller les pistes. Enfin, les habitants sont en général assez pauvres, ce qui constitue un facteur déterminant des relations, et la référence culturelle est ici, comme dans beaucoup de pays de la Méditerranée, plutôt l’honneur que la culpabilité.
Argent. Lorsqu’on est invité à boire un verre dans un bar, il ne faut surtout pas insister pour payer, cela pourrait offusquer votre hôte ; éventuellement, on peut proposer une deuxième tournée. Le pourboire n’est pas obligatoire, mais il est toujours apprécié. La mendicité n’est pas une coutume locale et est très peu répandue dans le pays).
Accueil. Lorsqu’on est invité dans une famille albanaise, il convient d’ôter ses chaussures dès que l’on a franchi le seuil de la maison ; si votre hôte vous en dispense, ne pas insister. Dans la maison, il est possible que les femmes (l’épouse, parfois la mère du mari, mais aussi l’ensemble des enfants) mangent séparément, c’est-à-dire à l’écart et pas au même moment que les hommes et les invités. Il ne faut pas s’en étonner (dans les maisons ottomanes, les femmes restaient dans une salle à part). Si, par politesse, vous proposez votre siège à l’hôtesse restée debout, faites-le une fois, mais n’insistez pas après un refus.

Kanun. Pendant des siècles, une grande partie de l’Albanie a été régie par un droit coutumier connu sous son nom d’origine byzantine de  » kanun  » (qui dérive du même mot latin ayant donné le droit canon en français). Ce code, formalisé et rédigé au XVe siècle, régulait tous les aspects de la vie : la famille, le mariage, le travail, mais aussi et surtout la vengeance. Selon ce code, la perte de la vie ne peut être rachetée que par une autre vie. C’est la vendetta, en albanais gjakmarrja, littéralement la  » prise de sang « . Cette coutume ancestrale, sévèrement réprimée par les régimes dictatoriaux successifs, n’a jamais complètement disparu du pays. Elle a même connu un regain d’activité après la chute de la dictature communiste, au début des années 1990. Aujourd’hui encore, la vendetta touche de nombreuses familles et la société albanaise s’applique à lutter contre ses dérives, notamment par le biais des commissions locales de réconciliation.
Aroumains ou « Valaques » Vieille population balkanique ayant adopté le latin à l’époque de l’administration romaine, les Valaques (appelés aussi Aroumains) sont dispersés un peu partout dans les Balkans. En Albanie, ils sont principalement établis dans les monts Tomor, à l’est de Berat et dans le district de Korça. Là encore, il est difficile de dénombrer avec exactitude les membres de cette communauté. Selon un rapport du Conseil de l’Europe, il y aurait près de 250 000 Aroumains dans le monde, qui, mis à part l’Albanie, se trouvent aussi en Macédoine, en Grèce, en Bulgarie (ces quatre pays étant considérés comme leurs pays d’origine), et encore en Roumanie, aux Etats-Unis, en Allemagne et même en Australie !
Bektashisme Fondée au XVe siècle en Turquie (Anatolie), cette confrérie issue de la mouvance soufi de l’islam est en quelque sorte la  » quatrième religion  » de l’Albanie. Le siège international des Bektashis se trouve à Tirana. L’aura de cette confrérie est très grande, puisqu’elle à l’origine de la création de l’Etat albanais en 1912 et continue aujourd’hui d’influencer une grande partie de la population. Cette secte chiite basée sur le mysticisme tolère la consommation de porc et d’alcool, mais de manière mesurée. Ainsi, s’il est tout à fait accepté qu’un musulman, même sunnite, boive de l’alcool, il est assez mal vu de se souler, cela aussi bien pour un musulman, un chrétien ou un athée. L’interdiction totale de toute pratique religieuse par le régime d’Enver Hoxha, en 1967, faillit entraîner la disparition du bektachime. Aujourd’hui, la confrérie connaît une renaissance et de nombreux tekkes (lieu de culte et de rencontre des bektashis) sont restaurés par les fidèles.

Le LEK

albanie Lek 1000
albanie Lek 2000
ALL le lek (pluriel lekë) n’est pas convertible hors des frontières. L’euro est accepté en billets.
Billets et pièces. Il existe des pièces de 5, 10, 20, 50 et 100 lek et des billets de 100, 200, 500, 1 000, 5 000 lek
Taux de change (stable) : 1€ = 140 lek / 1000 ALL = 7,16€

Le coût de la vie reste peu élevé dans l’ensemble du pays, comparé à l’Europe occidentale. Les hôtels, en revanche, ont tendance à aligner leurs prix sur ceux de leurs voisins de l’Ouest, notamment dans les grandes villes du littoral et à Tirana. L’essence et les locations de voitures sont aux mêmes prix qu’en France. Il en est de même pour la location d’un 4×4 avec chauffeur.

Le nom de la monnaie albanaise trouverait son origine dans le nom d’Alexandre qui, en albanais, se dit  » Leka « . Selon la légende, quand sa mère conçut Alexandre le Grand, elle fit un rêve dans lequel Zeus vint la visiter sous la forme d’un aigle (l’emblème albanais). Alexandre est en fait le fils de Philippe II de Macédoine et de sa troisième femme Olympias, princesse d’Epire. Par sa mère, Alexandre est donc le neveu d’Alexandre le Molosse, roi d’Epire, un territoire qui couvrait l’actuelle Epire grecque et le sud de l’actuelle Albanie. Alexandre le Grand ou Alexandre III de Macédoine (356 à 323 avant J.-C.) succéda à son père en 336. En l’espace de treize années, il fit de son petit royaume un immense empire qui s’étendit jusqu’aux rives de l’Indus. Il fonda Alexandrie en 331 avant J.-C. Le mythe d’Alexandre s’explique principalement par ses prétentions à la conquête universelle. Cette aspiration presque réalisée, avant qu’il ne meure à l’âge de 33 ans, conduisit pour un temps à une certaine unité politique entre l’Occident et l’Orient.

Commerces. Si Carrefour a ouvert son premier supermarché en Albanie fin 2011 à Tirana, les grandes surfaces restent rares dans le pays. Les marchés en plein air et bazars sont ici encore la norme. Toutes les villes, quelle que soit leur taille, possèdent leur marché, véritable bric-à-brac où se mêlent les paysans venus vendre leurs fruits et légumes et les vendeurs de vaisselle, des tonnes de vêtements et de chaussures deuxième main venant d’Allemagne ou d’Italie, bref de tous les produits de première nécessité. Pour le touriste, les marchés permettent de goûter aux fruits et légumes d’été locaux, idéals pour les pique-niques. Ils sont bien moins chers et vraiment meilleurs que les produits d’importation proposés dans les quelques supermarchés. Pittoresques à souhait, ces marchés sont l’occasion d’une halte conseillée pour les visiteurs qui souhaitent se familiariser avec la vie albanaise. Celui de Korça en particulier, avec ses ruelles pavées et ses vieilles échoppes, mérite un détour.

Téléphone

Tous les numéros fixes comportent 7 chiffres (Tirana) ou 6 chiffres (province) auquel il faut ajouter un indicatif régional. Albtelecom ayant récemment modifié tous les numéros fixes. Les numéros de mobiles comptent 10 chiffres et débutent généralement par 068 ou 069.
Indicatif international : 355.
Indicatifs des principales villes : Tirana 04 • Berat 032 • Durrës 052 • Elbasan 054 • Gjirokastra 084 • Korça 082 • Lezha 0215 • Pogradec 0832 • Shkodra 022 • Saranda 085 • Vlora 033.
Le Roaming coute très cher. Un SMS de 160 mots maximum c’est environ 1.5€ et la minute de 3 à 5€.

Climat

L’Albanie jouit d’un climat méditerranéen sur la côte, avec des étés très chauds et des hivers doux et pluvieux. A l’intérieur du pays, les températures deviennent continentales : l’amplitude thermique est plus grande et les orages d’été plus nombreux.
La meilleure période pour visiter l’Albanie est celle de mai/juin à août/septembre. Mieux vaut éviter le mois de juillet, généralement le plus chaud de l’année. A Tirana et dans les villes de l’intérieur, la chaleur est souvent étouffante. Dans les vallées, les températures peuvent monter jusqu’à 40 °C et même plus dans la région autour de Përmeti. Et la visite des villes et des villages aux rues fortement pentues devient un calvaire pour les moins aguerris en cette saison. Les villes du bord de mer jouissent en revanche de températures plus clémentes. De novembre à avril, le pays connaît le froid et la pluie. Les précipitations y sont abondantes, en particulier en novembre. Dans les montagnes, la neige tombe généralement de novembre à mars et, si les principales liaisons routières sont dégagées rapidement, certaines routes secondaires peuvent être fermées pendant deux, voire trois mois.


Cuisine albanaise

La cuisine albanaise est à la croisée des saveurs occidentales et orientales. On y retrouve autant l’influence turque (grillades, byrek, baklavas) que celle de l’Italie méridionale et de ses sauces à base de légumes d’été. Plus campagnarde que raffinée, elle utilise des produits frais de qualité typiques des pays méditerranéens (tomates, aubergines, huile d’olive, poivrons).

Au restaurant, les soupes et les viandes grillées forment l’essentiel des repas : on mange ici beaucoup de brochettes (shishqebap), de boulettes (qofte) et de petits pâtés de viande (romstek). Dans les villes proches des cours d’eau, les poissons sont également très appréciés.
Les poissons : les lacs et les rivières fournissent d’excellents poissons d’eau douce, parmi lesquels la carpe de Shkodra et le koran du lac d’Ohrid qui valent vraiment le coup d’être dégustés. Ils ne sont généralement servis que dans les restaurants des villes et villages situés à proximité des lacs et cours d’eau. Il en est de même pour les truites de rivière. Certains restaurants de la capitale en servent, mais à un prix exorbitant. Dans les régions où les zones humides abondent, les cuisses de grenouilles figurent fréquemment au menu. Enfin, les moules (midhje) sont une spécialité de la région de Saranda.
Les viandes : les animaux étant la plupart du temps élevés en plein air, les viandes servies dans les restaurants albanais sont généralement d’excellente qualité. Les plus répandues, les viandes d’agneau et de mouton, sont soit rôties à la broche soit grillées au charbon (on parle alors de paidhaqe). Elles sont généralement servies avec des frites, du fromage et des légumes crus. De nombreux restaurants, souvent installés dans un cadre agréable à la sortie des villes, se sont fait une spécialité de ces viandes grillées. Très conviviaux et appréciés des Albanais, ils sont littéralement pris d’assaut les soirs d’été et en fin de semaine. Parmi les autres viandes très populaires, les escalopes de veau, les abats et les tripes, ces dernières grillées ou servies en soupe.
Les produits laitiers. Les fromages vont accompagner presque tous les repas. Le plus répandu étant à base de lait de mouton, vous les découvrirez empilés en pyramide sur les marchés, ce qui permet de comparer leurs couleurs et structures. Le beurre, jaune foncé est vendu à côté. Souvent servis dans les hôtels pour le petit déjeuner, ils s’avèrent délicieux accompagnés de confiture de figues. Les yaourts au lait de mouton (kos o deles), le lait caillé et le lait au beurre sont également très populaires. Ils sont souvent servis en accompagnement du plat principal.
Les soupes. Très populaires en Albanie, les soupes sont servies toute l’année, chaudes ou froides. Il s’agit généralement des bouillons accompagnés de riz et de morceaux de viande. Dans les restaurants populaires proches des marchés, on les déguste dès le matin et jusqu’en milieu d’après-midi, accompagnées de pain ou de riz pilaf (pilaf) arrosé de beurre. Un vrai repas !
Les fruits et légumes. Les marchés estivaux albanais regorgent de fruits et légumes, aussi beaux que bons et abondants. Ne vous en privez pas ! Si les premiers sont généralement mangés crus, les seconds sont très souvent servis en garniture et, en hiver, conservés dans du vinaigre. Tomates (de diverses formes et tailles), pastèques, aubergines, courgettes, poivrons et choux figurent en tête des légumes les plus consommés. Les haricots font également partie de nombreuses recettes traditionnelles. Cuits dans des pots en faïence, ils sont particulièrement délicieux. Les pommes de terre, en revanche, sont assez rarement utilisées, de même que l’ail. Tous ces produits constituent pour les touristes d’excellents pique-niques. Les confitures et conserves de figues sont une spécialité de Berat.
Les desserts. Les Albanais finissent assez rarement leur repas par un dessert et rares sont les restaurants qui les proposent. Citons tout de même les sheqerpare (petites boules de pâte cuites dans du beurre), les tullumba (morceaux de pâte de forme cylindrique frits et baignés de sirop), les bakllava (feuilletés aux noix et à l’huile) et le hoshaf, une spécialité de Gjirokastra à base de figue, ou le ballakume (gros biscuits). Le sytlijash est un riz au lait vanillé auquel on ajoute un jaune d’œuf battu et sucré. Ne manquez pas non plus les excellentes confitures (surtout de figues et de prunes) ainsi que le miel. Celui de la région de Korça est particulièrement réputé. Mais on verra des groupes de petites ruches colorées dans les campagnes de tout le pays.
Les boissons nationales :Que l’on consomme du raki, de la bière, du vin ou du café, l’usage est de porter des toasts en disant  » gëzuar « , littéralement  » à votre bonheur  » !
Le raki. C’est l’une des boissons nationales de l’Albanie et l’un des alcools les plus consommés du pays. Généralement distillée à partir de jus de raisin, cette eau-de-vie se boit en apéritif, en digestif ou parfois même le matin, avec le café. Les Albanais la fabriquent également à partir de mûres ou, dans certains villages, à partir de prunes (on parle alors de  » Šljivovica « ). Le raki est en vente dans la plupart des boutiques d’alimentation, mais les meilleurs sont ceux faits maison ! Il se fabrique dans un kazan, un chaudron de cuivre dont la qualité de la fabrication agit sur la qualité du raki. La région entre Golem et Rrogozhine (Albanie centrale) est connue pour la fabrication artisanale de ces chaudrons. Signalons aussi le boza, une boisson à base de maïs fermenté, épaisse, acide et très légèrement alcoolisée.
Parmi les autres alcools forts produits en Albanie, on pourra citer le  » skënderbeu « , un cognac déjà primé dans des concours internationaux, et le  » fernet « , un alcool à base d’herbes généralement servi en apéritif.
La consommation de la bière est très répandue. L’Albanie produit quelques bières locales parmi lesquelles les plus connues sont la rafraîchissante Tirana, une bière blonde très douce au goût, créée en 1960, la Stela (avec un seul L) et l’excellente Korça, une bière également blonde produite, comme son nom l’indique, dans la région de Korça. Citons aussi la bière de Vlora, la Norga. Ces bières locales sont désormais très bien distribuées et aussi faciles à trouver que les bières d’importation (la grecque Keon, les italiennes, les hollandaises…).
Les vins albanais. Rouges ou Blancs, il en existe d’excellents. Les plus réputés sont les vins merlot et tokaj, produits par le vignoble Rilindja (à Korça), le cabernet de Berat et, enfin, le kallmet, produit à Shkodra. Dans les campagnes, en particulier dans la région de Pogradec, il n’est pas rare que les familles fabriquent elles-mêmes leur vin de façon artisanale. Généralement très amers, ces vins raviront les amateurs d’authenticité et de sensations fortes !
Le café fait véritablement partie de la vie albanaise. On le boit à toute heure de la journée, parfois accompagné d’un petit verre de raki ou d’une liqueur sucrée. Dans les familles, il est généralement servi à la manière turque (kafe turke), dans de toutes petites tasses. On le retrouve aussi en ville dans de petites échoppes (qui se raréfient) aux bonnes odeurs nommées Turke Ekspres. Dans les villes,  » l’expresso  » à l’Italienne est devenu la norme. Les hommes en consomment à toute heure.
Habitudes alimentaires. En Albanie, le principal repas de la journée est le repas de midi. Il comprend habituellement une soupe, une salade et un plat de viande accompagné de légumes ou de féculents. Dans la plupart des familles albanaises, le  » repas de midi  » est en fait servi aux alentours de 15h, même si, dans les grandes villes, de plus en plus d’Albanais déjeunent aux heures occidentales. Le petit déjeuner comprend généralement du thé ou du café avec du pain et de la confiture et parfois des œufs et du fromage. Quant au repas du soir, il est le plus souvent servi tard dans la soirée, aux alentours de 21h.
Les restaurants servent pratiquement non-stop, et il est généralement possible de se restaurer à tout moment de la journée. Même si cela ne saurait tarder, le pays ne compte pour le moment aucune de ces célèbres enseignes de fast-food qui font carrière dans les pays occidentaux et partout dans le monde. En revanche, toutes les villes et tous les villages abondent en échoppes où l’on peut manger sur le pouce des sandwichs kebabs, des pizzas ou des byrek, à des prix dérisoires. De nombreux cafés proposent également une formule unique pour le déjeuner, comprenant généralement une soupe et un plat de grillades accompagné de frites ou de légumes. Paradoxalement, les plats traditionnels ne figurent pas souvent sur les menus des restaurants, la mode étant pour le moment à la cuisine italienne. Les notes de restaurant sont particulièrement légères aux bourses des touristes français – qui reprochent toutefois aux établissements locaux de ne pas afficher le menu à l’entrée… Un plat, une salade et une boisson reviennent rarement à plus de 5 €. Dans les restaurants les plus chers, la note dépasse rarement les 15 €. Quant au pourboire, s’il n’est pas obligatoire, il est toujours le bienvenu. Compter 10 % du total de la note.
Fërgesë tirane : un plat servi très chaud à base de viande, de tomates et de poivrons cuits dans des oeufs battus. Il existe une version ou seuls des légumes sont cuits dans les oeufs.
Paçë koke : une soupe épaisse à base de tête de mouton et généralement consommée au petit déjeuner.
Qoftë : des boulettes de viande d’agneau grillées généralement servies avec de la salade et des frites. Dans la région de Korça, les qoftë sont agrémentées d’une sauce à base de tomate (on parle alors de qoftë Korça).
Tavë kosi (ou tavë elbasani) : plat à base de yaourt, d’oeufs, de mouton et de riz, le tout cuit au four.
Mish jahni : une spécialité du Nord du pays, avec du mouton, du gras, des oignons, de l’ail, des prunes séchées et des poivrons.
Mish çomlek : avec du veau que l’on laisse mijoter dans des aubergines, des oignons et des épinards.
Kukurec : des intestins de mouton garnis et parfumés à la marjolaine.
Turli : excellente préparation à base de divers légumes cuits en ragoût.
Ajvar : sauce à base de piment, d’ail, d’aubergines et de poivrons rouges.
Tarator : soupe froide à base de concombre et de yaourt, particulièrement rafraîchissante en été.
Gjizë : fromage blanc sec.
Karkalec : crevettes.
Kocë : dorade.
Levrek : loup de mer.
Merluc : colin.
Midhje : moules.
Ngjale : anguilles.
Paçë : bouillon avec des morceaux de viande et parfois du riz.
Paidhaque : côtes d’agneau grillées au charbon de bois.
Qefull : mulet.
Salse kosi : sorte de faisselle salée.
Sufllaqë (ou gjiro) : sandwich grec.
albania byrek tiranaBurek. Pâte feuilletée légèrement cuite et garnie d’un ou de plusieurs ingrédients, tels que fromage (peynirli), épinards (spanakli), viande hachée (kiymali), tomates, oignons, pommes de terre (patatesli), etc. Ils sont traditionnellement préparés à base de yufka, une fine crêpe de blé proche de la pâte filo. Ils se présentent ronds et coupés en parts, ou encore en portions triangulaires. Avec les qoftë (boulettes) et les pita (ou suflaqë – les kebabs locaux), ils constituent la restauration rapide locale.
Hérité des Turcs, le burek, byrek en albanais est en quelque sorte le hamburger national. Copieux et bon marché, ils sont vendus dans les échoppes de tous les quartiers, et les Albanais les consomment à toute heure, aussi bien au petit déjeuner que pour combler une petite faim de milieu de journée. Généralement proposés en portions triangulaires, ils peuvent être garnis de fromage, d’épinards, d’oignons, de tomates ou bien de tous ces ingrédients à la fois ! Leur qualité varie énormément d’un lieu à l’autre – vous préférerez ceux vendus dans les lieux de production (le four est toujours bien visible derrière le comptoir).
Kafés. Les cafés jouent un rôle fondamental dans la société albanaise. C’est souvent là que se prennent les décisions importantes, tant professionnelles que personnelles, et boire un café avec un Albanais nécessite, au grand minimum, une bonne demi-heure ! Chaque administration, chaque profession, chaque club de sport et, même, dans la capitale, chaque  » province  » a son troquet fréquenté uniquement par les habitués. En particulier à Tirana, où les cafés ont proliféré ces dix dernières années, choisir un café plutôt qu’un autre, c’est faire un choix social, culturel ou politique. En été, la salle du café  » s’étale  » dans la rue en terrasses immanquablement bondées en soirée, quand la température devient enfin supportable. L’appellation  » café  » est d’ailleurs très appropriée, car le café demeure la boisson la plus consommée. Les sodas, la bière ou les boissons à la mode suivent loin derrière, même aux terrasses tendance du Block à Tirana.
Gëzuar. Littéralement  » à votre bonheur « . Une expression très courante dans la vie de tous les jours, généralement usitée lors de la pause café ou de toute autre consommation de boissons, alcoolisées ou non. Bref, un mot qu’il vous faudra retenir si vous êtes invité à partager un moment de détente avec un Albanais !


  • oui – po,
  • non – jo,
  • salut ! – tungjatjta !
  • bonjour – mirëdita,
  • merci – të falem derit,
  • au revoir – miru pafshim,
  • excusez-moi – na falni,
  • s’il vous plaît – ju lutem

.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s