France TMB – J8 mon tour du mont blanc en bivouac

J8 Lacs noirs – Camping Les Houches
25,1km +700m -2283m

Dernier jour, Les dénivelés se font sentir, ce n’est pas encore « Que vivement que cela cesse » mais enfin un peu satisfait que ce jour soit le dernier. Même si je me suis bien reposé la semaine entre le retour des Balkans et le TMB, les genoux dégustent.
Mais enfin, réveil et remballage un peu mouillé et en silence. C’est de bonne heure et pourtant on s’était dit « Le premier réveillé laisse dormir l’autre. » Petit dèje vite fait bien chaud, Miss S a rassemblé ce que l’orage a quelque peu éparpillé puisqu’elle avait laissé sur place son matos à popote. Cela a bien tonné hier soir, du genre Der Ring des Nibelungen, Walkyrie en fêtes, ça a pété à fond dans le cirque et aux Aiguilles Rouges. Notre TMB avait commencé sur le tempo plutôt « Chant de la Terre ». J’ai encore en pensée toute d’émotion cette interprétation de Katleen Ferrier, mais je m’égare et on risque de ne pas me suivre. Surtout ne pas perdre les quelques qui ont continué jusqu’ici. Merci Merci à Vous. :kiss:

TMB 8 Plateau Brevent
Donc on lève l’encre de ces lacs bien Noirs dans l’aube. Les petits jeunes pioncent encore dans leur tente toute noire elle aussi, ils ont fait exprès? On croise en connivence la harde de jeunes mouflons et mouflones, ils ont dormi tout à côté. La veille nous avions cru que c’était le même que l’on intriguait et qui tournait, en fait ils rentraient les uns après les autres sur leur chemin pour leur bivouac sur les hauteurs du Lac Cornu. Nous revenons au col, à sa ferraille, bye bye définitif à la Quemada Sinistra et nous voilà au Plan Praz par un autre Capacnan de rochers posés plats. Puis le Brévent par la voie directe, Beurk, puisque l’on s’est trompé et que l’on a pris la suite des promeneurs arrivés par les premiers téléphériques, la voie du TMB grimpait tout de suite plus haut plus au nord, peut être qu’inconsciemment nous l’avions shuntée. Miss S offre la tournée au bistro-resto du Brévent. Une Blonde du Mont-Blanc pour moi, une Rousse pour elle, qu’elle sont bonnes ces bières, peut être les meilleures que j’ai vidées à ce jour. Merci Merci Miss S.TMB 8 aiguillette les houches
Descente dans les alpages créés dès les Australopithèques de la fin du Pléistocène et la fin de la Grande Glaciation, oui on s’est instruit au Belvédère Musée du Brévent. On barbote dans quelques tourbières et naissances de ru alimentant la Diozas en contrebas. Au refuge du Bel-Lechat l’hélico revient à 2 fois pour le ravitailler et nous décoiffe presque comme celui qui surgit et rugit lorsque nous sirotions notre première Blonde du Mont-Blanc au Lac Blanc avec les Californiens.
Nous continuons plein ouest par l’autre chemin en balcon pour l’aiguillette des Houches.
Dernière Montée, regrets, j’allais un tout petit peu mieux dans les montées que Miss S, certainement parce que la belle naviguait dans le style pas trop Light (je ne m’alourdirais pas trop sur ce sujet particulier, vous vous doutez pourquoi si vous avec suivi les péripéties d’un autre fil ;) ), mais je peux quand même vous dire qu’elle m’a épaté pas mal tout le long de ces étapes. De la césarienne de son sac elle a sorti un melon fort bon au demeurant, je l’ai vu en exhiber des concombres, des Kiris de la Vache qui Rit toute une crèmerie, et j’en passe du sauciflard à l’ail aux crottins à point, et j’en passe et j’en passe. Une fois elle me demanda de lui passer son sac, cela m’a arraché le bras. Moi qui suis à la purée en flocons aux comprimés surmultivitaminés et à la poudre isotonique.
TMB 8 Camping Les HouchesEnfin la longue et grande descente pour Les Houches city. Dernier sympathique et court chemin de crête. Passage par le parking de la réserve animalière du Merlet, beurk. Descente en sous bois jusqu’à l’Arve qui nous parait interminable. Les premiers chalets, forts beaux et traditionnels, puis le goudron, puis la gare fermée, ne faites pas le déplacement pour acheter un billet, clin d’œil à qui vous savez, puis le pont du barrage, puis le petit square de l’autre côté.
Et Là surprise surprise, pas possible c’est Candid Camera, un bon coup de Madrague sur la tête, vous ne devinerez jamais. C’est BB, là arrivée avant nous, toute sereine à ranger son sac sur un banc, et elle toute madraguée de surprise elle aussi. BB il faut vous dire qui elle est, c’est Béné la Bizontine, nous la rencontrâmes sur le chemin de la Testa Bernarda. Elle s’était fait le matin la descente du Refuge Le Randonneur, la traversée de Courmayeur, la montée du refuge Bertone, alors que nous n’ étions partis que de Villair. Plutôt speedy la marmotte. Et nous avions plus ou moins co-voituré jusqu’au refuge Elena et surtout bien conversé jusqu’à l’orage de cette soirée là. Et la revoilà au final de ce TMB. Cela vaut bien une ‘tite bière n’est ce pas? Et blablabla à la terrasse servie par la même petite anglaise à l’accent sucré que lors de mon arrivée il y a une semaine du bus de Genève, re ‘tite tournée et reblablabla. On se dit chacun notre TMB et on goute ces derniers instants. Et puis il faut bien se quitter, elle part à gauche vers le square et nous à droite vers le camping. Snif.
Accueil simple et vrai au camping, il y a encore quelques bons emplacements pas loin des sanitaires et de l’armoire réfrigérée en Coca et en cannettes de la patronne. Prix doux et raisonnables, tout est calme, l’installation est rapide, vite aller de suite aux douches toilettes et lessive obligent, déjà la queue en sortant Miss S est du nombre à attendre clin d’œil j’ai été le plus rapide mais elles étaient toutes libres les douches y a cinq minutes, les derniers vivres sont avalés pour le diner. Et puis je vous le donne en mille, Tonnerre de Brest! Encore un orage, ma visite du camp et l’examen des modèles de tente est à peinte achevé que patatras, encore! La cinquième douche. Il fallait bien terminer en beauté.
Réveil tôt le matin avant tous les autres, l’habitude, et puis comme toujours le premier réveillé laisse dormir l’autre. Elle, la première, a son train à la première heure, j’aurai encore le temps pour mon bus pour Genève. En partant on passe par la Boulangère qui vend de si bons sandwichs variétés. Elle est de mauvaise humeur ce matin, peut être que c’est le jour du chèque à signer pour Hollande. On fait le nécessaire pour le petit deje et le deje. Lorsque le train démarre, dernier adieu, snif peut être que l’on ne se reverra jamais.
Merci pour votre toujours bonne humeur Miss S, Good Bye et que le vent vous porte toujours plus loin.
Hit the road, Jack!

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