Perou – Choquekirao trek jusqu’à Totora (videos)

LES VIDEOS

Seulement quelques unes, mais donnant bien le sentiment sur ce beau trek. d’autant plus beau maintenant qu’il faille passer en tyrolienne le rio Apurimac et donc moins de touristes. Restent les motivés et les bons randonneurs.

Dommage pour les mecs du coin qui commençaient à se faire de beaux projets d’avenir avec toute la foule qui commencait à s’agglutiner à la belle saison.

¿ Devons nous cependant réellement nous réjouir ? Vas-y et tu auras ta réponse.

Une vidéo donnant bien le sentiment de la gravitation sur ce trek


L’entrée de ce trek au premier col donne de suite une idée des reliefs qu’il faudra vaincre


La précédente vidéo c’était l’entrée, maintenant c’est la sortie de ce trek


Perou – Santa Teresa et Hydro-Electrica

Santa Teresa

C’est sympa ici.

On arrive par le sud au petit bourg avec le colectivo qui amène les trekkeurs de Colcabamba et de Totora. Par le Nord on vient de Santa Maria après la descente du bus de Quillabamba. On vient de passer par une route de montagne somptueuse avec des points de vue et des panoramas qui ne le sont pas moins.

La Fête du village est la mi-octobre, les stands sont autour de la place et donnent un bel aperçu de ce qui se produit dans le coin. Actuellement le gros truc c’est la grenadille.


Un hôtel correct et bon prix juste à l’entrée du bled au Nord en venant de Santa Maria. En face de l’hôtel à un bloc, le marché couvert. On y trouve de tout et des fruits magnifiques. Beaucoup de taxis et de colectivos ici. La place centrale plus loin en carré béton, bancs publics pour se réchauffer au soleil des frimas du trek dans la vallée encaissée et pour faire causette.

La sortie pour HydroElectrica par le sud en retraversant tout de suite le petit rio affluent de l’Urubamba. En expreso compter 20 soles, sinon 5 soles, c’est tout près moins de 10 km, le chauffeur attendra l’arrivée du train pour refaire le plein de passager.

Hydro Electrica

C’est une centrale électrique alimentée par deux conduites forcées. L’eau vient d’un captage de l’Urubamba bien en amont, circule au travers d’une galerie dans la montagne puis ressort par ces deux tubes. On est en train de la doubler avec du matos chinois et des turbines hollandaises. Le tout vient par route. C’est pourquoi l’ancienne piste pour venir de Santa Maria est élargie et refaite à coup de TNT et de Caterpilar bloquant parfois pendant plusieurs heures.

La gare est juste en dessous de la Cité Inca. C’est maintenant le terminal du train qui continuait jusqu’à Quillabamba avant une crue dévastatrice en 1998, qui goba aussi des villages comme celui de … (le nom va me revenir). Elle est attenante aux batiments techniques et d’habitation du staff de la centrale. Le train fait la navette de Ollantay, les deux wagons de marchandises se remplissent des ballots et cageots de fruits et légumes qui l’on vendra au marché de abastos à Aguas Calientes.

C’est au guichet situé au milieu du quai qu’il faut acheter son billet si l’on veut prendre ce train. Les guides par erreur indiquent le guichet du marché de Santa Teresa qui est fermé depuis lurette. Cout 18$ et ne payer qu’avec des petites coupures. Les horaires, les voici.

Machu Picchu Hydro Electrica
6.44 7.20
12.35 13.30
13.30 14.22
Hydro Electrica Machu Picchu
7.34 8.35
15.00 15.42
16.35 17.50

De l’autre côté de la voie, une gargote sympa avec terrasse en hauteur et à l’ombre. Tout le long de la voie stands où l’on peut acheter de tout.

En continuant l’on va en deux heures faire la dizaine de kilomètres qui séparent d’ Aguas Calientes.

Juste à la sortie de la première épingle à cheveux, un bon camping permet aux trainards de s’installer. On y arrive directement en coupant avant le premier virage.

Puis le chemin longe la voie tout du long , il est bien entretenu parfois on utilise la voie, il y a deux tunnels mais pas longs et un pont, et au printemps c’est à dire dès octobre il y a des fleurs partout. C’est sublime.

Toute la journée il y a des hordes de jeunes et de hikers qui l’empruntent dans un sens ou dans l’autre.

 

En arrivant au pont de Puente Ruinas du Km 112, aller direct au camping qui est sur cette rive, si tu as tous tes billets prêts ce n’est pas la peine d’aller à Aguas Calientes. Départ de bonne heure le lendemain pour le chemin qui monte à la cité Inca juste de l’autre coté du pont.

La montée sera dure dure, il y en a pour plus d’une heure. Lire l’article conscré à ce sujet et à la mafia du Machu Picchu.

Peru – Cachora Entrée du Choquekirao

Ce village est la porte d’entrée ou de départ des treks de Chokequirao. Je dis des treks parce qu’il y en a plus que deux. Les deux, ce sont le simple A/R jusqu’au site Inca en 3 jours et celui qui poursuit jusqu’à Santa Rosa ou Hydro Electrica. Mais il faut le dire, à présent il n’est pas fun à partir de Totora. La route va jusqu’à là.

On peut donc décliner la suite à partir de Collpa par un retour par le Salcantay, par un retour avec les muletiers à travers le Salcantay jusqu’à Cachora. Là c’est duraille pendant deux jours, montées très dures, cols très hauts, pas ou peu de fermes pour accueillir ou faire une soupe chaude. Mais c’est beaucoup plus court que de refaire le chemin inverse par Yamana. Cela j’aurais aimer le faire. Mais mes artères ne le permettent plus.

Ou bien à partir de Yamana, en changeant d’arriero et de mules, on part vers Vilcabamba, tout droit à gauche au travers du Nevado. Montée dure, col très haut, chemin d’origine sans doute inca un peu perdu, mais que les fréquentations remettent en cours. La descente de l’autre coté est longue mais cool et très cool ( fait froid), on repart ensuite par la route car elle va jusqu’á là. Mais auparavant on aura pu faire l’aperçu du site de Spiritu Santo, le plus vieux de toute la province de Cuszco.



 

Cachora, porte d’entrée du Choquekirao

Je répète pour ceux qui n’ont pas voulu me suivre dans mes méandrilations sur Cuzco.

Tu as pris un bus à 6 heures du mat à la gare routière Santiago de Cusco. Tu es monté dans le bus d’Abancay de la compagnie Ampay. Une demi heure après Curahuasi tu es descendu à Ramal de Cachora, juste avant la grande descente pour Albancay.

A Ramal, tu as un peu de mal pour trouver un colectivo car beaucoup de taxi sont déjà réservés par les agences pour leur touristes que le bus à amené par devers toi.

Si tu loues un colectivo pour toi seul pour un expresso pour Cachora, cela te coûtera 10 fois le prix, ce n’est pas encore la ruine pour une descente sur Cachora très belle avec vue photogénique sur cette belle vallée. Tu pourra faire arrêter le taxi où tu veux, c’est toi qui a payé. Tu peux aussi le faire de Cusco si vous êtes quatre ou cinq, ce sera beaucoup plus rapide et plus confortable et pas beaucoup plus cher que le bus-taxi décrit ci-dessus.

A Cachora tu peux aller directement à la casa d’un arriero que le chauffeur du taxi connaît, tu l’aura questionné pendant la course, il te rendra d’autant plus satisfaction qu’il recevra une sous-commision de l’arriero. Si tu fais comme tu va lire plus bas pas besoin de tout cela, car la sous-commission en fait c’est toi qui la paierais au final.

 

 

Hotels-restos

A cachora tu te fais descendre à un hotel qui font tous resto car il n’y a pas à proprement dit de resto sauf quelques cantines familiales. C’est parfois pour se détendre loin du bruit et de la polution de cuzco ou pour s’acclimater quelques jours à l’altitude, car c’est moins haut que cuzco.

De tête, il y a 3 Balcones, Salcantay et Mama Queta. Tu vas à Mama Queta, charmante vieille mama suractive, maligne comme pas, près de ses soles mais pas arnaqueuse en rien. Chambres propres, spacieuses, ensoleillées. Tu peux y passer une journée pour le farniente.

Sinon comme tu es un mec pressé, tu lui demande si peux laisser tes excédents de bagages parce que tu ne va pas faire la boucle. Puis elle te branchera avec Silvio ou sa femme qui sont ses voisins mais que tu connais déjà parce que j’explique tout.

Au bout du village, sur un coté de la place Mama Ester fait camping, petite agence tour operator, une loueuse de muletier pour faire simple, et tient boutique.

Question tenu boutique, Mama Queta aussi, mais pour les deuxiemes oreillers seulement et les mecs éventuellement célibataires.

 

 

Arrieros

Chaque hôtel s’est inféodé des arrieros. Pour le Salcantay il habite juste en face. Pour Mama Queta, c’est Silvio, pour le Tres Balcones je ne sais pas parce qu’il est fermé hors saison puisque tenu par un péruvien qui est californien je crois.

Le tarif est un peu plus haut que dans le huacaran, et dépend si l’on fait l’aller et retour Choquekirao ou bien si l’on continue pour Hydro Electrica, dans ce cas l’arriero te lachera en chemin, en fait dès qu’il verra une piste carossable. Il lui faudra donc revenir à sa base et devra te compter les jours de retour. La troisiéme option est qu’il te lachera à Yamana.

De Yamana un plein de choix s’ouvre, où tu veux aller tu trouvera des muletiers à Yamana, il y en a beaucoup car c’est une vallée d’éleveurs de chevaux et de mules qu’ils revendent en itinérant de marchés en bestiaux à fêtes locales pour gagner leur blé qui ne pousse pas dans cette vallée très paumée sauf le tarwi qu’il faut aimer, et les patates jusqu’à 4500m elles sont remarquables de saveur.

Le tarif c’est 30 soles par mule et pour le mec. Tu peux négocier pour moins. Mais la tendance c’est celle là. Pour le trek jusqu’à Totora, après ils s’en vont par Collpa au travers de la montagne et sont à Cachora en deux jours. Soit tu estimes ton nombre de jours, quatre ou cinq plus ces deux jours et tu négocies paiement au nombre de jour, soit au forfait, tant pour le trek sur une base que tu topes.

 

Un petit problème en fin de saison jusqu’au début de la saison des pluies, l’herbage pour les mules. Comme ils gardent le maïs pour leur chicha ou parce que tous simplement il n’y en a plus parce que la saison n’a pas été bonne comme en 2011, et que l’herbe a déjà été bouffée, c’est un problème pour parquer les mules la nuit. Parfois ils vont les garer très loin, et donc mettre du temps à revenir. Soit tu les attends et tu partira tard, mais eux ils ne t’attendront pas tu devra tracer à mort car les mules ça va vite, soit tu pars si tu es dans un chemin bien tracé, sinon tu peux pas s’il y a trop de croisement, mais il n’y en a pas trop quand même, mais il n’y a pas de bonnes cartes comme dans le Huascaran.

 

Achats et commerces

Tous les produits frais sont à Cachora, sauf le fromage. La tienda la plus complète est celle du Salcantay mais il n’est pas ouvert tout le temps, tu demandes ou tu fais ouvrir, comme le vieux proprio n’est pas le dernier question pognon, tu as des chances, il a des nouilles chinoises et un bon Pisco.

Silvio se met aussi à l’épicerie à ses temps perdu puisque sa bourgeoise le fout dehors de sa cantine et tient comptes à part. Il a tendance a faire gicler la balance, donc le remettre droit s’il abuse.

Mais tout ceci est superfétatoire, car on trouve à manger dans les campements tout le long. Pour ce trek à mon avis ce n’est la peine de se charger de tout cela, sauf le Pisco, faut penser à l’offrande à la Pachamama et au patron qui a besoin de se retaper le soir en arrivant.

Sinon, l’indispensable acheté à Cuzco, c’est mieux, bonbons, barres chocolatées, fruits secs etc. Le coca on en trouve sur la route, très cher, très revigorent avant les grimpettes ou les descentes de malade qui composent ce trek.

 



 

Mariano
Arriero de mon age mais aux yeux bleus, très sympa et ouvert, peu gourmand et serviable
Cependant a tendance à tirer un peu sur ses mules.
je n’ai pas ses coordonnées mais il est connu

Reynaldo Huamás Huamás
Casa en face du Salcantay, murs en jaune avant qu’il ne lui prenne de les repeindre, sur la calle mayor
celular : 974 33 94 77
tel 983 756 522
Travaille beaucoup avec les agences, c’est un pro pas très rigolo.

Silvio Aldazabal
Mec très sympa un peu roublard toutefois
Habite calle Cuzco en amont de Mama Queta
code postal de Cachora 083 (par Albancay)
tel 973 144 145


Photos de la place en 2007 et 2009

Pour voir l’évolutiuon du village. En 2007, les deux rues principales n’étaient pas betonnées, le chemin carrosable sur une bonne partie jusqu’au premier refuge. Rapido, rapido, ils vont bien finir par tout goudronner jusqu’au bout, et ce sera alors un autre Macchu Picchu, snif.

 

Perou – Choquekirao trek jusqu’à Totora

Voila un trek qu’il est beau, en paysages à couper le souffle, en difficultés à me couper le souffle, en fleurs et en flore, je veux parler de celui qui trépasse à Totora.

 

Le problème pour ce trek est qu’il n’y a pas de cartes détaillées comme pour le Huascaran, j’en fournis trois cependant dans un autre article, celle de l’IGN pour des raisons militaires compréhensibles par eux seuls ne trace pas les chemins, comme si les mecs du sentier lumineux en avaient besoin – puisque j’aborde le sujet, l’an passé une agression assez bizarre eut lieu, certains à Cachora la nient – mentira, es una mentira de Cuzco – d’autres évitent le sujet, ou en ridiculisent la gravité, faut dire qu’ils vivent du touriste, le gros gardien tout en haut, celui qui te fait le péage du site en rigole si tu lui en parles, il te répond que justement les derniers l’avaient salué ce matin, tout ça pour te dire que depuis que quelques gobos gobos amerloques et germains se soient fait tiré le lardu, il n’y a rien eu depuis – une autre que je donne est celle d’un mec qui l’a marquée et postée sur un blog de rando, enfin la dernière achetée à Lima, épuisée je crois mais est assez précise pour que tu te fasses tous les chemins fréquentés du coin, si tu sors des sentiers battus tu sors ta boussole. Google-Map c’est pas grand-chose j’ai perdu plusieurs après midis pour rien, sinon pour rêver dessus parce que c’est pas grand-chose, à moins que depuis.

   

Malgré tout si tu pars tout seul, tout à fait faisable puisque que tu n’as pas besoin d’emporter la bouffe et que tu n’as besoin de porter l’eau que par demi journée seulement, t’es quand même un sacré costaud. Les dénivelées son belles, oui certes mais dans les Alpes aussi, oui mais là ce sont des pentes de malade, pire qu’à La Réunion pour sortir du cirque de Mafate, avec quasiment la même chaleur l’après midi, j’ai limite plus l’age pour cette connerie, j’ai bavé dur, heureusement, que c’était beau. Consolation il n’y a qu’un col qui soit haut, celui de Totora 5000, et sa grimpée n’est pas méchante, surtout la descente que j’ai faite dans la boue.


Tu démarres tout doux de Cachora tranquille balade jusqu’au col de Capulyioc à 3000 en passant devant la dernière auberge « La Colmena » assez éloignée de Cachora, c’est un bon plan pour les individuels qui souhaitent être tranquille, puis à une demi heure un refuge en construction presque fini où tu peux aussi piauler en écartant les gravats, un véhicule peut y venir et t’y dropper, tu as gagné un max de temps, mais qu’est-ce le temps dis-moi.

 

 

Ensuite c’est le grand plongeon jusqu’au rio Apurimac à 1600 mètres, t’imagines pas ceux qui refont le chemin en sens inverse. Sur le trajet il y a deux campements organisés par des fermiers qui se sont installés dans des petites oasis car c’est salement sec le coin, mais que c’est beau, je suis passé au printemps, encore pelé partout, mais avec les premières pluies tout commençait à fleurir. Je me suis régalé comme rarement cela m’est arrivé sauf au Népal en avril-mai dans les étages alpins, mais c’est une autre histoire, l’autre période qu’il faut choisir c’est mai-juin, tout est vert comme en Engadine Perle des Alpes, mais c’est une autre histoire.

 

Tout en bas il y a un groupe de baraquements administratifs ou militaires gardés par trois cleps hargneux, tu passes le pont suspendu et le chemin en lacet qui t’as fait peur lorsque tu le matais de la pente en face, et bien tu te le tapes maintenant, et c’est l’après midi, et ça cogne pour arriver aux campements de Santa Rosa, le premier est en pelouse maintenant mais t’es becqueté tout cru par les sand-flies, le resto ici est correct avec coca à volonté de ton porte monnaie, garde toujours beaucoup de monnaie et des petits billets, les gens ne sont pas riches et souvent ne peuvent te rendre le compte, guère plus loin le nuevo avec des douches en dur les chiottes en mou dans les buissons alentours, dégagé et sans sand-flies, tu as le nouveau. Les pelouses sont toujours belles dans ces campement. Cela te coûtera 5 soles pour la nuit par tente, le muletier peut dormir sous abri tu ne paieras rien pour lui sauf la soupe du soir et la bière conviviale ou le pisco en apero. Il y a aussi à cet étage un pâturage encore herbeux pour ses mules, mais en octobre, ce n’est pas encore la saison du maïs et si les pluies sont en retard il n’y aura pas de maïs fourrage, des cannes à sucre écrasées peut être, elles en sont crazy.

  

Le matin tu repars pour l’autre campement, Marampata sublime endroit, parfait pour tout et tu y trouves tout, le gros de la montée est fait et tu peux arriver comme un fleuron au camping de Choquekirao.

 

Si tu t’arrêtes c’est mieux de le faire à Marampata, la tente montée tu vas l’après midi au site archéo, comme il est beaucoup moins important que Macchu Picchu tu as amplement de temps, retour en fin d’après midi. Le camping de Choquekirao peut être bondé en pleine saison, et la seule chose qu¡l y ait ce sont de bons sanitaires-douche. Si comme moi tu continueras, arrêtes-toi y le muletier restera à Marampata car il n’y a pas de parcages.

 

Le site archéo, tu visites, je ne t’en dis pas plus, tu prends un livre ou le web pour cela, personnellement il ne m’a pas éclaté les rétines, c’est tranquille paumé, la dernière cité Incas habitée quelques temps après les invasions colombiennes, la « Vilcabamba » que finit par tomber les hordes hispaniques. On comprend l’autarcie des mecs sur leur site contemplant les riches versants d’en face sûrs des apiques jusqu’à l’Apurimac, et l’aqueduc remarquablement préservé amenant l’eau du haut de la quebrada que tu as traversée pour venir.

 

Le lendemain tu repars plus haut en passant par une forêt de bambous inextricable où vivent les ours bouffeurs de pousses de bambous, on ne peut y pénétrer un mètre, je ne sais pas comment ils font, il arrive parait il de les entendre et plus en amont un paradis botanique exposé toute l’année aux brumes de l’océan. Puis tu redescends assez doucement au début dans des alpages abandonnés maintenant, les éleveurs de Cachora venaient jusqu’ici et réutilisaient les corrals en pierre laissés par les incas, juste avant la forte descente jusqu’au rio Blanco tu peux visiter les derniers andenes.

 

Le Rio Blanco vient de la fonte des glaces du Nevado Corihuaynachina qui est juste là avec ses 5000, son lit remplit le fond de la Quebrada Victoria, vallée glacière des gravât, de gros galets et des roches parfois difficiles, on y chemine sur plusieurs centaines de mètres avant le gué pas mouillant, c’est une station d’orchidées absolument fabuleuses.

Tu pauses la croûte et la casse dans un des seuls espaces un peu dégagé puant de merdes et de détritus, et tu te retapes dur la grimpette jusqu’à Mayzal un campement aux deux tiers, face Est en face du Sacsarayoc. Micro climat ici, végétation luxuriante, le mont arrête toutes les précipitations, tu n’auras pas le temps de chercher des orchidées, trop pompé, deux familles vivent ici, l’une fait auberge resto, la bière ici est fraiche, tout est apporté à dos de mulet, le chef de famille est sec comme le sien grand et fort comme un cheval, normalement dans le coin ils préfèrent les mules moins dures de caractère.

 

Le lendemain tu repars pour l’avant dernier col dans un chemin plein de boue et d’escaliers de pierre hauts de trois étages, une galère, exceptionnelle végétation tout le long jusqu’au col, je n’en dis pas plus, surprises pour un autre article.

  

Tout le passage du col est fabuleux, le chemin est pavé comme le Capachnan, jusqu’au début du 20eme il y avait encore des mineurs dans les mines de plomb dont on voit encore les gueules béant sur leur terrils, si tu y fouilles tu peux encore trouver des cristaux de galène, tu as le temps Yanama n’est pas très loin en bas. Le passage du col est en surplomb creusé dans la falaise abrupte de centaines de mètres, tu laisses les mules passer tranquillement devant des fois qu’elles te bousculeraient.

 

Avant d’arriver au milieu de nul part tu croises à 4000 les premiers champs de patates, sont fous ces mecs. Yanama est un petit bourg avec école et tout étiré tous le long dans sa vallée quasiment fermée aux deux bouts dont le premier est souvent fermé hors saison, les sand-flies assurant toute l’année t’as intérêt à n’avoir pas perdu ta fiole de répulsif.

  

Au second camping, la dernière ferme sur la route de Totora tu pourra faire causette avec les mecs de la famille, le chef a travaillé pour des français à la construction d’une auberge dans le Canyon Colca, pas loin de l’endroit ou un jeune étudiant s’est vautré en début d’année dévissant de plus de 1000 mètres mettant le Pérou en émoi et presse à scandale en pâmois. Il a gardé de bons souvenirs des Français.

 

La montée pour la Abra Quishuar qui fait tout de même presque ses 5000 chemine tranquille, la dénivelée est importante mais pas trop la pente, sale vent au sommet et neige permanente, capuche et doudoune recommandées. L’autre coté s’est déjà un autre monde. Les précipitations si elles ont commencé ont gonflé les rios les passages à gué vont devenir problématiques pour les mules, surtout le dernier avant le village pas mal bouillonnant.

 

Le camping est à la sortie du village coté Est, cela s’appelle Horno ou Hornopampa plutôt que Totora que tu as laissé au dernier gué, pas loin de l’arrêt du collectivo qui part à 7 heures pour 15 soles. Quand je suis passé tout était en travaux, gros bordel partout, le gouvernement provincial dote de point d’eau et de sanitaire chaque famille le long de la route qu’il fait. Le camping en a un, profites en pour te rincer et être présentable lorsque tu arriveras à la civilisation à Santa-Teresa ou Hydro-Electrica, à suivre dans un prochain article. C’est fini pour le Choquekirao.