Mallorca – GR221 ETAPE 5/5

SACOMA – s’ESCLOP – LA TRAPA – SANT ELM

La pire journée, assurément.

Adieu tristounet aux moutons revenus dire te bonjour de bon matin. Temps froid, gris, vent léger et désagréable tout le long, de la neblina le soir pour couronner et rendre les pierres bien glissantes, signalisation de merde ou absente presque partout.


Montée au col de sa Coma très cool. A partir de là, bifurcation, le sentier se joint à gauche à celui de la montée à l’Esclop mais ce n’est pas vraiment clair, pire encore une fois dépassé le Castellet. Si l’on descend trop bas en loupant le bon sentier, qui lui, passe juste par le derrière de la Mola, on atteint une vieille fontaine en ruine. C’est le signe que l’on a trop descendu, remonter pour reprendre le bon. Mais cela n’est pas trop grave, ni la pente ni les rochers n’empêchent de couper au travers à la sauvage pour atteindre le petit col à l’épaule ouest de la Mola. Il est matérialisé par une ruine en pierres sèches. Halte de repos tout en examinant bien le chemin de descente et les rares cairns, mal espacés, absents, virés par les larves de chasseurs, ou marques de départ pour d’autres directions. Le bordel quoi.

Chercher le bon relief de crête.

Le vérifier par les quelques cairns qu’il peut y avoir et c’est bon, enfin presque parce que ce n’est pas de la tarte pour trouver le bon passage et ne pas tomber sur un cul de sac abrupt. Si on est deux on n’est pas de trop, d’autant plus que de haut en bas les marquages sont beaucoup moins visibles.

Tout cela pour dire que cette dernière partie c’est vraiment la merde dans ce sens et ce n’est pas facilité par les pentes rocheuses sur plusieurs centaines de mètres. D’une règle générale suivre le dôme de la crête plein ouest en laissant l’apique rocheux de droite pour arriver au passage « Pas d’en Posa » qui seul permet de descendre du piège de la Mola de s’Esclop toute ceinturée de falaises coté sud et sud ouest. On passe par la gauche et l’on arrive au « Pla de ses Alquerioles », la propriété agricole est ceinte d’une clôture, c’est bien évident, on a l’habitude depuis le temps. La suivre pour trouver l’échelle qui permet de l’enjamber, parce qu’avec les cairns, c’est le bazar absolu, ils sont sûrement déplacés par des chasseurs pour faire chier. La traversée du plat est facile jusqu’à la deuxième échelle qui permet par le « Pas Gran » pas bien méchant de se tirer de ce piège à con. Pour résumer c’est le passage le plus pourri des plus de 100km que fait le trek.

Une route forestière

Bien sympa hachement reposante du stress généré en amont. Puis deux bons kilos de goudrons pour atteindre le kilo 106 et son parking. On pisse un bon coup et l’on attaque la dernière partie du GR qui en perd plus ou moins le nom par ici. Le balisage officiel reprend seulement jusqu’à la bifurcation de « ses Basses » pour s’Alarco. On retrouve les cairns et les marques rares et rouges pour passer le cap Fabioler. Au gros monticule, à droite toute pour le point de vue du cap (cul en sac ou plongeon pour Ibiza), à gauche pour la descente vers La Trapa. On atteint d’abord la route en cailloux de s’Alarco. Descendre à droite vers le Mas. En bas à gauche on peut continuer vers Sant Elm, à droite on va s’arrêter au refuge.

A coup de subventions pas perdues pour tout le monde, totalement déserté et à peine restauré, le site est exceptionnel, on peut bivouaquer dans le vieux moulin qui reste ouvert au moindre vent, mais on est pénard pour la nuit sans trop de moustiques.

On met une bonne heure du parking 106, 5 heures faciles de Sa Coma, il reste une dernière pour Sant Elm. Un dernier bon petit passage rocheux pour la soif, et l’on quitte la zone, totalement incendiée et encore pelée il y a une vingtaine d’année pour une vieille pinède , pas vraiment de bons marquages donc toujours prendre ce qui descend plein sud. A la dernière bifurcation laisser à gauche l’épingle à cheveu oû il y a un poteau avec 3 petits panneaux, et c’est Sant Elm à pas 500 mètres.

On longe la Rue de La Trapa pour arriver à la place où se situe le terminal du Bus. Tout le coin ici est assez francophone. Ils sont à dire vrai totalement sympa les gens d’ici, donc ne pas hésiter à l’ouvrir, même Gilbert le chauffeur du petit bus est né en France. Arreeuh ! Que cela fait du bien et change du spountz de la colonie germanique qui va de Pollensa jusqu’à Esporles, au moins.

On peut continuer et descendre à gauche pour arriver à la petite place de Caragola, un autre arrêt de bus mais surtout une petite supérette bien fournie pour se ravitailler soit à l’aller soit au retour.

 

Ne pas hésiter de demander des infos à Gilbert

Le chauffeur du petit bus, cheveux ras et lunettes noires, un maigre et tatoué comme un échappé de la légion, un mec sympa. Il te dropera à la parada de Sa Llutja-Eroski à Port d’Andratx pour la correspondance du bus L102. C’est là, au port avant le pont, un petit Eroski est en face de l’arrêt pour éventuellement se repérer.


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